vendredi 1 octobre 2010

Le documentaire "Water Makes Money" - Penaos an arc'hant zo great gant... an dour ?


Après avoir vu ce film documentaire de Leslie Franke et Herdolor Lorenz qui dénonce le rapport entre l'argent et l'eau et qui nous explique comment des multinationales nous vendent à prix fort un bien commun, notre eau, j'ai un sentiment de dégoût face à la corruption,  claire comme de l'eau de roche, entre politique et certaines entreprises privées mais aussi d'espoir à la vue du courage de ces réalisateurs.
Ce documentaire est à voir et à faire voir aux élus locaux.

Extrait de la présentation du film :

"Jusqu´à aujourd´hui l´approvisionnement en eau dans le monde entier, est à 80% encore public. L´eau potable et l´assainissement sont toujours un monopole local. Nulle part au monde ne circulent dans les mêmes tuyaux, des eaux distinctes, de fournisseurs concurrents. Un marché est impensable. Qui privatise malgré tout ce service vital, remplace un monopole public par un monopole privé.
Pourtant c´est exactement ce qui se passe actuellement, partout dans le monde, au nom de la concurrence et du marché, lorsque des multinationales de l´eau comme Veolia et Suez, frappent à la porte de communes à court d´argent. Veolia, multinationale  née en 2003, à la suite du plus important crash financier de l´histoire en  France, celui de Vivendi Universal, - Veolia donc est présente dans au moins 69 pays sur les cinq continents et en cela le numéro un incontesté de la gestion privée de l´eau. En Allemagne, la multinationale française a réussi, par des participations dans les services des eaux de plus de 450 communes, à prendre la première place dans l´approvisionnement  en eau potable et le traitement des eaux usées. Les multinationales françaises annoncent tous les jours de nouvelles conquêtes. Ils promettent l´efficacité, des financements avantageux et le développement durable. Cependant, chez eux, en France, on leur fait de moins en moins confiance….

C´est précisément là où Veolia et Suez fournissent l´eau de 8 citoyens sur 10, que de nombreuses communes veulent se débarrasser des deux entreprises, l´opacité, la mauvaise qualité de l´eau, une augmentation continue des prix et l´abus de leur situation de monopole, voilà les reproches qu´on leur fait. Les communes ont du mal à contrôler si les prix facturés correspondent bien au travail effectué. Est-ce que les milliards de redevances payés pour la réparation des tuyaux ont bien été utilisés à cet effet ?  L´argent de l´eau des communes françaises n´a-t-il pas financé l´expansion mondiale de Suez et de Veolia ?

À Paris, au cœur de leur  pouvoir, les géants de l´eau ont déjà une plaie dangereuse. La capitale et plus de cent communes françaises ont décidé de reprendre le contrôle de ce service vital. À la fin de cette année Veolia et Suez devront faire leurs valises à Paris. La gestion de l´eau redeviendra communale ! "

Au moment même où je regardais ce documentaire à Lanniliz , Vendredi 24 Septembre, le conseil municipal  socialiste de Quimper votait pour la gestion de l'eau par Véolia en concertation avec les élus de droite tandis que, seul les 13 élus de  Kemper l'Écologie à Gauche votaient contre !
Affligeant...


La route des algonautes - Hent ar bezhin dre ar bed


Anne-Gaëlle Jacquin est une fille du Cap Sizun, instruite et motivée ! Après avoir passé son doctorat de biologie marine, elle a décidé de partir à travers le monde comprendre comment les algues sont étudié et comment elles pourraient servir pour un monde meilleur.

Ses pérégrinations seront relaté sous forme de vidéos, carnet de voyage, photos par le site internet dont vous pouvez avoir accès en tapant sur le titre de ce message.

Une aventure formidable suivie par les scientifiques du pôle Mer de Brest.

Elle part le 5 Octobre et commence par  l'Inde !

Bon voyage Anne-Gaëlle et rapporte nous plein d'idées et des modes de coopération à travers les algues avec les peuples maritimes du monde entier ! Une internationale du goémon en quelque sorte !

vendredi 24 septembre 2010

Sauvons les abeilles de Bretagne - Doujañs gwenan Breizh

Avec mes collègues d'Europe Ecologie et de l'UDB nous avons rencontré mercredi le syndicat des apiculteurs professionnels de Bretagne (cliquer sur le titre du message pour accéder à leur site). Les signes de santé des abeilles sont des bons indicateurs de l'état écologique de notre pays. Et les indices sont... catastrophiques, au grand désespoir des apiculteurs Bretons ! "La mortalité des abeilles est de 30 à 40 % du cheptel par an, parfois 70 à 90 %  alors qu'il y-a 20 ans elle était de 5  %,  la perte de revenu est nette, le seuil devient dramatique pour pouvoir reconstituer son cheptel" déplore José Nadan, président du syndicat. Les causes de cette catastrophe ? Elles sont connues : les pesticides et herbicides qui polluent en profondeur les végétaux. Dès l'apparition du Gaucho (dont  la molécule insecticide -imidaclopride et néonicotinoïde-est la plus utilisée au monde !) et du Régent  en 1995 l'augmentation de la mortalité des abeilles a été immédiate et, aujourd'hui, même si il n'y-a plus de pulvérisateurs c'est pire car, comme pour le maïs Cruiser -dont cyniquement il est bien indiqué la toxicité pour les abeilles sur l'emballage- le traitement enrobe la graine qui fait exploser un cocktail détonant lors de la floraison. Ce pollen va être consommé sur plusieurs mois et provoque de vrais cancers sur les population d'abeilles (et sur nous ?). Durée de vie d'une reine divisée par 2 en 10 ans, chute de la fertilité importante., désorientation des abeilles... les effets sont tous alarmistes. Conséquence sur la production de miel : elle a été divisé par 2 en 20 ans , la Bretagne qui importait 5 % de son miel il y a 30 ans importe aujourd'hui plus de 50 % !

Les recherches de l'Inra confirment cette hécatombe mais il manque encore des études plus fines pour en connaître exactement les causes.

Nous, élu-e-s régionaux et citoyens écologistes, que pouvons nous faire face à cette catastrophe ?

Pour commencer, nous avons décidé, ensemble,  de porter ce débat essentiel pour en faire un vrai débat public dans la société bretonne. Nous interpellerons à la prochaine plénière, Jean Yves Le Drian sur ce sujet qui touche à la biodiversité, la santé humaine et l'agriculture. L'impact des pesticides systémiques sur les populations d'abeilles doit être mieux mesuré, les jeunes agriculteurs doivent mieux se former dans les écoles pour comprendre le rôle des abeilles dans la pollenisation (pourquoi pas une ruche par école d'agriculture ?), le croisement des recherches entre la mortalité des huîtres et des abeilles doit être faites, car l'origine semble les même. En parallèle, il faut que la région soutienne mieux cette filière qui subit de vrais préjudices économiques.

C'est un dossier extrêmement sensible car il touche au pouvoir de l'agro-business et son influence est considérable. La réalité est là. Nos concitoyens et le parti majoritaire du Conseil Régional entendrons t' ils les cris de douleur des abeilles et les conséquences importantes de la pollution agro-chimique sur notre santé et l'écosystème ?

A suivre...



dimanche 19 septembre 2010

Algues vertes et agriculture en Bretagne - Diwar-benn al labour-douar hag ar bezhin glandour


J'étais Dimanche 19 Septembre sur la plage de Saint Anne la Palud en Plonévez-Porzay pour un drôle de pardon puisque les voeux de cette manifestation étaient de demander une vraie politique de reconquête de l'eau et d'accentuer les politiques publiques sur le préventif (et non pas uniquement le curatif : a quoi cela sert de ramasser ces algues qui sont la conséquence direct des rejets des élevages industriels de porcs, si on ne résout pas le problème à la source ? !).

L'incontournable clown Jean Kergrist a réussi à transmettre l' inquiétude des Bretons après que le scientifique de l'Ifremer Jean Yves Piriou ait fait un point sur les recherches.
Jean Hascoët, la personne  a l'origine de la manifestation avec son association, avait des paroles sages et raisonnées pour trouver des solutions et permettre une évolution de l'agriculture. Car chacun sait en effet que l'agriculture productiviste intensive est à bout de souffle en Bretagne. Qu'elle ne créer pas d'emplois et pollue sols et sous-sols de Bretagne. Soutenu par un lobby porté par  l'agro-business, ce modèle fait souffrir les paysans, les rend dépendant. Et ce lobby est puissant. Il était visible, bien présent cet après midi sur la colline surplombant la grève. Derrière des messages mêlant Bretagne, solidarité, unité... se cache du corporatisme, des intérêts privés et beaucoup de violence parfois.

Quand au parti socialiste et Jean Yves Le Drian, il vient d'accorder une subvention de 650 000 €  à la Cooperl (sous les applaudissement de l'UMP et en particulier du député "porçin" Marc Le Fur) alors que cette grosse coopérative -qui a perdu depuis longtemps ses valeurs d'origine- fait des excédents de plusieurs millions.
(photo : Françis Talec)

Pour se faire entendre et faire avançer le droit, Europe écologie Bretagne va déposer un recours auprès de l'Union Européenne contre l' Etat français pour ses "manquements" dans la gestion des algues vertes, notamment l'absence de mesures préventives. Dans le plan lancé cette année par le gouvernement français pour lutter contre les algues vertes, "il y a des aspects curatifs de ramassage et de traitement des algues mais sur le plan préventif, on continue à différer" et "les 70.000 tonnes annuelles de nitrates continuent à aller à la mer"  estime ma collègue à la région Janick Moriceau lors de la conférence de presse.  En attendant qu'Europe écologie ait une structure juridique pour déposer ce recours, ce seront les Verts et l'Union démocratique bretonne (UDB), ainsi que l'association environnementale Sauvegarde du Trégor, qui vont s'en occuper.

Nous réclamons le respect des traités européens et le principe de bonne administration des moyens publics. Certaines aides,  notamment certaines aides de la Politique agricole commune (PAC), sont mal orientées. "Les nitrates représentent trois quarts de la pollution des eaux, et des fonds européens servent à créer ces pollutions" estime Mona Bras, porte-parole de l'UDB et conseillère régionale EEB. Et on autorise encore des extensions d'élevages, la réalité de terrain c'est que les concentrations porcines continuent.

Dès lors que le recours est introduit tout citoyen ou personne morale peut se joindre au recours ! Pour ser faire, voir dans les liens à droite, le blog des élu-e-s Europe Ecologie Bretagne/Breizh

lundi 13 septembre 2010

A Domicile à Guissény - D'ar Gêr e Gwiseni


J'ai inauguré Samedi dernier le festival A Domicile à Guissény. Ce festival consacré à la danse contemporaine -mais pas seulement- héberge des artistes chez l'habitant en création-résidence. 
In situ ceux ci  s'imprègnent des lieux, de la culture locale, de l'environnement et créer des oeuvres qui peuvent mélanger chorégraphie, musique, art plastique.... généralement avec les habitants de Guissény et des alentours. Ce qui donne des choses assez surprenantes comme vous pouvez l'imaginer !

J'avais ainsi assisté, il y-a 4 ans, lors de la première édition à un spectacle qui décomposait la danse round pagan (notre patrimoine à nous passé à la moulinette !) par la chorégraphe Cécile Borne . C'était vraiment original et décapant (voir photo ci dessus).
Cette démarche artistique permet un effet miroir  sur sa propre culture, sa condition, son environnement avec, en plus, la construction de passerelles vers des formes artistiques qui restent très rares en milieu rural.

Michael Phelippeau en est le directeur artistique cette année et l'association arrive à mobiliser des gens de tous âge travaillant sur des performances inattendues.

Petit bémol : dommage que lors de la présentation, samedi matin, les organisateurs et élus locaux qui sont tous d'excellents bretonnants n'arrivent pas à sortir un traître de mot de notre langue dans leur discours. Sur la communication non plus d'ailleurs, hep brezhoneg eo !...  On ne parle que français à Guissény ? !
J'ai pour ma part prouvé le contraire dans mes quelques mots.
Peogwir, amañ, e Leon (doun !) ar brezhoneg chom beo hag.... ivez e-barzh dañs a-vremañ.

vendredi 3 septembre 2010

Gavrinis et les Aborigènes



Je suis passé sur l'île de Gavrinis dans le golfe du Morbihan cet été et, comme pour la première fois, je suis encore sorti très ému de ce cairn construit sans doute il y-a près de 6000 ans !

Cette véritable "galerie d'art" néolithique où il faut baisser la tête pour  rentrer puis, découvrir ce gouffre pour admirer ces oeuvres de  lointains ancêtres me touche énormément.
Dans la pénombre, avec le reflet de la mer comme unique entrée lumineuse, ces courbes sans cesse répétées provoquent chez moi un sentiment troublé qui mélange la mort à la naissance, la fécondité et la disparition.

Quelle déception par contre de voir de grands panneaux blancs extérieurs qui gâchent le paysage de mer. Il y-a aujourd'hui tellement de possibilité d'intégration au paysage, au sol par exemple. En bateau, entre l'île d'Er Lannig et ses deux cromlec'h et Gravinis, on pourrait être totalement présent dans ce site sacré si il n'y avait ces parasites modernes. Une bien mauvaise idée du conseil général du Morbihan !

Quelque semaines après j'ai été visiter la dernière exposition de l'Abbaye de Daoulas qui met en perspective l'art des pôles, entre peuples Inuit et Aborigène d'Australie. Et là, au détour d'un mur, j'ai retrouvé les formes de Gavrinis avec le tableau de Ningura Napurrula (Kintore - Australie) qui s'est inspiré du site de la fertilité nommé Wirrulnga dans le désert de Gibson (voir photos de Gavrinis plus haut et du tableau ci dessous).


Au vu de la similitude frappante, n'y avait t' il pas là un parallèle à faire ?

Le début de l'exposition de Daoulas  fait le lien avec l'identité ouverte de la Bretagne au son des gwerzioù (complaintes) chantées par  Eric Marchand mais, après... plus rien sur le peuple breton dans cette exposition bilingue français/anglais. Pas de breton dans les documents ni dans l'exposition ; comme si on prenait en considération les revendications des peuples minoritaires d'ailleurs et que notre propre culture était effacée ou évoquée de manière anecdotique.

L'expo de Daoulas visible jusqu'à fin Novembre reste  remarquable par la qualité des oeuvres présentées et les textes pédagogiques qui permettent de mettre en  perspective la création culturelle ancienne et contemporaine de ces peuples habitants les deux côtés de la planète, et qui, pour elle deux, possèdent une spiritualité et un rapport à l'espace complexe.

En savoir plus :

Expo Daoulas faite avec le musée des Confluences de Lyon :
http://www.museedesconfluences.fr/musee/expositions/hors_les_murs/grand_nord_grand_sud/index.php

Gavrinis
www.gavrinis.info

lundi 26 juillet 2010

Le calvaire de Trézien sur Plouarzel - Ar c'halvar Trezien e Plouarzel

La municipalité de Plouarzel a décidé de déplacer le calvaire de Trézien de 5 mètres ce qui provoque colère et incompréhension des habitants.
Originaire de la commune je suis trés sensible à cette affaire qui est bien plus importante qu'on ne peut l'imaginer. Elle démontre combien les élus d'aujourd'hui peuvent avoir perdu la connaissance empirique des générations précédentes qui ont parsemés notre territoire de croix, fontaines, calvaires, églises et chapelles. Il faut savoir que certaines croix datent probablement de l'origine des l'arrivée des Bretons en Armorique et de la construction des paroisses primitives bretonnes (plus de 1500 ans !) comme Plouarzel qui est l'une des communes possédant le plus de croix dans le département. Responsables de ce patrimoine, nos contemporains doivent rester humbles devant cet héritage séculaire que l'on se doit de respecter. En effet, dans ces constructions qui ont réussi à perdurer jusqu'à nous, rien n'a été fait au hasard. Un calvaire n'est pas un tas de cailloux que l'on peut déplacer sans vergogne même pour les meilleures raisons. Il porte en lui du sens et pas uniquement religieux. Sa place, son orientation ne sont pas le résultat du hasard. Le déplacer c'est le rendre hors-sol, le détacher d'un choix, fait il y-a près de 3 siècles à Trézien. Hélas, à Plouarzel comme ailleurs, il est malheureux de constater que nombre de croix sont déjà déplacées n'importe comment et perdent souvent leur orientation est/ouest symbolique d'origine.
Le tollé salutaire sur ce déplacement provoqué par les habitants de Trézien pour garder leur calvaire là où il a toujours été, démontre une prise de conscience ; espérons que les élus locaux auront la sagesse de les entendre et de revenir sur leur décision.

dimanche 4 juillet 2010

Election à la présidence de l'EPCC "Livre et lecture en Bretagne"

Le 30 Juin 2010, j'ai été élu à l'unanimité président de l'Etablissement Public Coopératif et Culturel "Livre et Lecture en Bretagne" sur présentation du vice président à la culture, Jean Michel Le Boulanger.

Destiné à favoriser la coopération entre les collectivités territoriales, leurs groupements et l’Etat pour gérer des activités culturelles, l’EPCC a été instauré par la loi du 4 janvier 2002.

Son statut a été complété et modifié par la loi du 22 juin 2006 et le décret du 10 mai 2007.

L’EPCC crée et gère un service public culturel présentant un intérêt pour chacune des parties en cause et contribuant à la réalisation des objectifs nationaux en ce domaine. L’EPCC ne peut être envisagé que pour des structures dont l’importance en termes de budget, de personnel et de rayonnement le justifie.


Les autres EPCC en Bretagne sont Spectacle vivant en Bretagne et Chemins du patrimoine en Finistère.

Pour en savoir plus : http://www.livrelecturebretagne.fr

Intervention sur l'adoption des statuts de Brest Nautique Evènements lors de la session plénière du 25 Juin 2010

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, chèr (e) s collègues,

Faire la fête tous les 4 ans à Brest par une grande opération de communication qui a fait ses preuves mérite le soutien. Mais il nous semble, avec le recul et l'expérience des fêtes passées, qu'il faut redonner du sens à celle ci : qu'elle retrouve son sens populaire, c'est à dire qu'elle soit accessible à tous et pour toute les bourses, comme elle a pu l'être a ses débuts en 1992.

Dans ce but, nous sommes complétement opposés à la présence de multinationales de restauration et de boisson dans cette fête qui rajoute au gigantisme... souhaité apparement. Au contraire, ces grandes fêtes rassemblant les bateaux traditionnels du monde entier et leurs savoir faire doivent travailler sur un développement plus endogène permettant aux entreprises locales qui créent de l'emploi et de la richesse toute l'année d'être bien plus présentes. Pourquoi ne pas co-construire avec les fêtes maritimes de Bretagne une charte "engagée" comme le font les festivals de musique ?. Celle-ci permettrait d'orienter des axes de travail vers un développement plus écologique, social et solidaire avec des indicateurs travaillés ensemble.

De même, attention a ce que l'arbre ne cache pas la forêt des mâts de gréements qui parsèment la Bretagne ! Comme vous le savez -depuis parfois 40 ans- des associations valorisent, mettent en réseau, rénovent l'ensemble des patrimoines maritimes. Leur travail est exemplaire, reconnu dans toute l'Europe. Les fêtes maritimes de Brest et d'ailleurs se doivent de mettre en valeur en priorité cette richesse humaine de transmission portée par des générations de Bretons, ancrées, proche des territoires maritimes et qui y travaillent toute l'année. Enfin, il nous semble indispensable de chercher une cohérence territoriale entre les évènements maritimes de même type par une analyse coûts, avantages, inconvénients afin de permettre mutualisation et orientations communes choisies entre notre collectivité, les associations et les autres instances

Pour pouvoir répondre à toute ces interrogations, M Le Président, nous souhaitons un débat sur les grands évènements nautiques en Bretagne avec les associations comme Brest Evènements Nautiques, Lorient Grand Large et les autres en lien coordonné par la Fédération Régionale de Culture Maritime et Fluvial par exemple.

Intervention sur l'Orchestre de Bretagne lors de la session plénière du 25 Juin 2010

Monsieur le Président,
Monsieur le Vice Président à la culture,
Mesdames et Messieurs,
Cher (es) collègues,

Comme vous avez pu le lire dans le rapport de la Chambre régionale des comptes concernant la situation de l’orchestre de Bretagne la situation est très préoccupante puisque les résultats d’exploitation fortement négatifs pénalisent le développement cet ensemble installé il y a 20 ans : 632 000 € de déficit d’exploitation cumulé entre 2002 et 2007 !
Son budget de près de 4 millions d’Euros, largement subventionné par les collectivités publiques, et en particulier par la nôtre, garde certes, encore un fond propre positif, ce qui nous fait relativiser cette somme, mais tout de même, M Le Président, il est temps d’agir pour assurer une visibilité aux salariés et aux financeurs avant que n’arrive le dépôt de bilan et la crise majeure !
La Chambre pointe également erreurs de gestion, de ressources humaines calamiteuses… En un mot : l’orchestre de Bretagne manque indéniablement de visibilité dans sa structuration, son rayonnement avec les autres acteurs culturels et sur le territoire Breton.

- Manque de visibilité dans la structuration
Le statut associatif est t’ il vraiment adapté ? Ne pouvons nous pas réfléchir pour le faire évoluer vers un statut plus cadré à son mode de fonctionnement : un EPCC comme il en a été question à une époque et qui n’a jamais aboutit ou mieux encore une Société Coopérative d’Intérêt Collective permettant d’associer salariés et collectivités.
Gageons que cette nouvelles structuration permettra aussi à l’orchestre régional de s’ouvrir à de nouvelles pistes de financements : Interreg par exemple dans le cadre d’échanges avec d’autres régions européennes.


- Manque de visibilité dans son rayonnement avec les autres acteurs de la culture en Bretagne. Cessons les clivages et ouvrons les possibles. Je me réjoui de savoir que l’Orchestre va jouer pour le festival des Vieilles Charrues cet été ou dans le cadre du festival des communes rurales mais allons plus loin en terme de création pour la Bretagne : partenariat dans des créations croisées avec le reste du spectacle vivant, des arts de la rue, du théâtre…


- Manque de visibilité territoriale sur les départements Bretons
Encore perçu comme un instrument rennais où il est vrai il fait la moitié de ses concerts, l’orchestre de Bretagne reste méconnu des Bretons et en particulier des Bretons des campagnes. Osons encore plus faire découvrir la musique classique aux Bretons éloignés des salles de spectacle urbains  afin qu’il ne soit plus l’Orchestre de Rennes financé par la Bretagne, car c’est comme ça qu’il est perçu aujourd’hui !

Il y a de grandes qualités humaines et artistiques dans cet orchestre avec des personnes qui souhaitent aller de l’avant pour faire rayonner notre culture et les créations des compositeurs Bretons. Trouvons les passerelles pour ne pas passer à côtés de cette rencontre possible entre notre institution et ces gens de bonne volonté.

Merci de votre écoute.