dimanche 6 février 2011

Intervention à la région le 4 Février : ne plus travailler avec des banques ayant des paradis fiscaux

En déposant auprès de notre assemblée des propositions de dispositions concernant les règles de transparence demandées à nos partenaires bancaires et financiers, en particulier au regard de leur activité dans les paradis fiscaux, les élu-e-s Europe Ecologie – Les Verts UDB souhaitent rappeler une vérité oubliée : la puissance des banques et le dogme des marchés financiers sur notre économie peut être remis en question à condition de prendre les décisions politiques qui s'imposent.
La crise financière l'a montré, les grandes banques ne méritent pas notre confiance.
Par cette délibération, ce n'est pas l’utilité du service bancaire qui est en question mais bien l'attitude irresponsable des acteurs bancaires et financiers qui privilégient la seule logique de profit au détriment de l'économie réelle, qui organise l’évasion fiscale plutôt que d'investir dans l'économie de nos territoires, et qui en fin de compte jouent au casino avec l'épargne des citoyens.
Cependant, toutes les banques ne se valent pas et en tant que collectivité publique nous nous devons d'être exemplaire. L'argent public, qui est l'argent de tous, doit etre géré par des banques qui investissent l’épargne localement, ne participent pas à ce casino financier, refusent d’être présentes dans les paradis fiscaux ou de verser des bonus indécents et dont les lieux de décision sont sur nos territoires.
Mais au delà de l'aspect bancaire, nous devons nous poser la question du développement économique que nous voulons. Pour leur part, les écologistes soutiennent une économie responsable, éthique et solidaire, ancrée aux territoires et qui oeuvre en faveur de la nécessaire transformation écologique et sociale de notre société.
Aussi, nous nous félicitons que les propositions déposées par l'intergroupe Europe Ecologie – Les Verts et Union Démocratique Bretonne soient repris par la majorité d'autant que celui ci est parmi les plus ambitieux et préçis des délibérations votées dans les autres régions.
Nous suivrons attentivement les effets de cette délibération.

Intervention à la région le 4 Février - La langue bretonne doit irriguer les missions de la région


Je tenais ici à féliciter M Le Vice-Président sur ses propos que nous partageons fortement. Notre soutien va également à Yannick Martin, sonneur breton, victime de la bêtise du racisme.

J'ai bien entendu de la part de M Le Vice-Président que ce projet de budget est dans la continuité de ceux présentés dans le mandat précédent.

En attendant la nouvelle politique culturelle présentée le 7 Avril prochain qui sera, je n'en doute pas, novatrice, percutante et ouvrira une nouvelle ère culturelle originale en Bretagne nous avons souhaités vous proposer un amendement concernant la proposition de création de formations et diplômes permettant de former des metteurs en scène, scénaristes, acteurs... en langue bretonne dans le cadre du pôle d'enseignement supérieur interégional du spectacle vivant.

Car Naïg Le Gars et Françoise Louarn l'ont bien souligné tout à l'heure, hier et Jeudi , il faut vraiment aller de l'avant avec la langue bretonne qui doit irriguer en apparaissant dans l'ensemble de la politique région à la manière d'un agenda 21.

Oui... même si la langue bretonne concerne la mission IV, il ne faut pas l'enfermer là et ouvrir des possibles partout pour les langues de Bretagne, épine dorsale de la culture bretonne. Malgrè les beaux discours de Mme Françoise Louarn, l'UMP malheureusement ne veut pas de consensus autour de ce qui existe déjà comme on a pu le constater hier alors qu'il faut au contraire se réunir autour de la dernière langue celtique continentale vivante.

Quel dédain depuis des siècles ! Dédain pour nos cultures populaires au niveau national de la part du ministre de la culture française (sans doute monolingue !) Frédéric Mitterand en ne répondant même pas aux sollicitations des Bretons et des députés ; dédain du ministre de l'éducation, Luc Chatel, qui, à l'assemblée nationale mardi a certes lui répondu au député alsacien Armand Yung soutenu pas ses collègues mobilisés pour les langues de France... mais pour dire quoi ? Que le gouvernement "n'avait pas l'intention d'étudier une loi en faveur des langues régionales qui -selon sa vision - serait contraire aux principes républicains". CQFD.

Chèrs collègues, nous sommes pour la grande majorité d'entre nous ici à l'opposé des ces positions sans fondements, étriquées et d'un autre âge. Les langues et les cultures ne s'opposent pas, elles se nourissent mutuellement. Quand à faire trembler la république...


Alors allons-y ci /Deomp dei amañ ! krogomp e-barzh ! Prenons nous même en main l'avenir des langues de Bretagne et de la culture populaire en les faisant encore plus rayonner ! : commencer par mettre la signalétique de ce bâtiment en bilingue, les titres des documents des missions que nous avons entre nos mains, les lycées... mais aussi, M Le Vice Président, valoriser les transmetteurs de mémoire, les acteurs culturels en général qui travaillent pour et par les langues de Bretagne dans leur projet culturel et permettent les dialogues inter-culturels à la manière du Chorégraphe M Phélippeau et du cercle Avel dro de Guissény.

J'aurai aimé, enfin, avoir sur table les voeux du Conseil Culturel de Bretagne réunit samedi dernier ici même et qui justement nous propose, entre autre, des actions pour que les langues soient mieux considérées.
A quoi sert cette instance que vous avez mis en place, M Le Président, si nous n'avons pas les conclusions de leurs travaux ?

Intervention à la région le 4 Février - pour un tourisme ancré à la culture

Chèr-e-s collègues,

Je voudrais évoquer ici la politique touristique de notre région (mission VIII ).
Nous partageons de manière général vos propos, Mme La Vice Présidente.
Nous nous félicitons, pour commencer, de l'axe de développement par le web qui suscite un intérêt indéniable auprès des professionnels. Quand on voit 600 acteurs touristiques se réunir à Lorient le 17 Novembre dernier à l'invitation du Comité Régional du Tourisme, on ne peut qu'approuver ce type d'initiative. Vous avez suscité la demande et vous y répondez. Trés bien, continuez.
Félicitation aussi pour le dispositif "Skouazh ouzh skouazh" pour l'accompagnement des projets que nous trouvons pertinent.

A contrario nous déplorons le manque de fond culturel dans la communication touristique proposée pour attirer les visiteurs. Par exemple, je trouve particulièrement caricatural le film publicitaire du Comité Régional du Tourisme diffusé sur internet pour présenter notre région : saut en parachute, golf, simulacre de fest noz... Cela s'adresse clairement à des urbains européens aisées en mal de respiration avec une Bretagne qui n'est présenté que comme un paysage à consommer. Cerise sur le kouign amann, le seul mot en breton sur le site internet du CRT, le fameux Yec'hed mat que vous connaissez tous, est écrit avec 2 fautes. Bizkoaz kement all, ur vezh eo ! On est tombé bien bas dans la reconnaissance de notre langue. Quand Be Breizh devient pire Breizh !
Aussi, nous proposons dans ce sens un amendement avec nos collègues de l'UDB afin de permettre à l'ensemble des salariés du CRT d'avoir au moins une formation minimale sur l'histoire, l'identité, la sociologie, les langues de notre région.

Au delà de cette approche culturelle, il y-aurait tant à faire pour un tourisme original adapté aux caractéristiques climatiques, culturelles et géographiques de notre région : en travaillant par exemple sur l'éco-tourisme avec un cahier des charges adapté. Personnellement je n'ai jamais su ce que le "Tourisme durable" que vous affichez veut dire ; par contre je sais comment fonctionne le tourisme culturel en Bretagne et en particulier les écomusées et les centres d'interprétation du patrimoine et là nous pensons que notre collectivité doit être bien plus offensive qu'elle ne l'est en aidant la structuration de cette filière assez désorganisée. C'est en effet un levier formidable de rencontres entre nos visiteurs, la culture et les Bretons. Le tourisme social doit aussi être bien plus encouragé et à mettre en parallèle des subventions attribuées aux travaux pour les hôtels multi-étoilés. Les choix de valeurs dont vous venez de parler doivent être fait et bien plus affichés.

Mme la Vice Présidente au tourisme et aux patrimoines, je vous sais attachée à ces thèmes ; démontrez le nous en permettant à un tourisme ancré dans notre culture de s'épanouir avec cette différence et qui est aussi notre valeur ajoutée.

vendredi 17 décembre 2010

Intervention à la région le 17 Décembre 2010 : Evolution des écoles d'art de Bretagne en EPCC

Cher-e- s collègues,

Il nous est demandé de statuer sur la mise en place d'un EPCC des écoles d'art de Bretagne
regroupant les écoles de Brest, Quimper, Lorient et Rennes
Alors que le service public de l'enseignement supérieur est mis à mal par la loi sur l'autonomie des universités, nous ne pouvons que nous féliciter que le Conseil régional de Bretagne recherche à apporter de nouvelles réponses pour maintenir un service public de l'enseignement supérieur de qualité
sur son territoire.
Car la loi sur l'autonomie des universités ne porte d’autonomie que le nom. Utiliser le terme d’autonomie est un abus de langage destiné à cacher l'objectif réelle de cette loi : la mise en concurrence des universités françaises. Le Gouvernement, transpose ainsi en France le modèle anglosaxon, et considère que la mise en concurrence des Universités permettra à celles-ci de devenir plus « compétitives ». En réalité, c’est la disparition des Universités les plus faibles, les moins bien situées, au profit des Universités les plus « riches » et géographiquement les mieux implantées qui se prépare. Non l'éducation n'est pas une marchandise et doit demeurer un service public.
A ce titre, la création de l'EPCC permettra d'offrir aux Bretons un service public régional de l'enseignement supérieur dans le domaine des arts et ce dans un souci de cohérence et de complémentarité entre les différentes écoles. Il concoure ainsi à un développement équilibré de nos territoires, "au vivre et travailler au pays" en permettant à ses étudiants de ne pas avoir à s'exiler à Paris, comme cela est bien trop souvent le cas. Nous devons profiter de la création de l'EPCC pour innover ; dans la mise en oeuvre du service public d'enseignement supérieur tout d'abord et à ce titre le statut d'EPCC apporte des réponses intéressantes, mais aussi en terme de gouvernance et d'éducation.
Nous partageons les critiques faites par la CFDT lors de la dernière session du CESER.
Nous nous étonnons ainsi du peu de place accordé au sein du Conseil d'Administration aux représentant-e-s du personnel et des étudiants. Pour une représentation efficace, pourquoi ne pas passer à 30 le nombre de sièges avec une place plus grande accordée aux professionnels et étudiants
avec, par exemple un représentant des enseignants, des personnels et des élèves par pôle ?
De même, nous serons vigilant quant aux garanties qu'il faudra apportées en matière de suivi des
droits sociaux et syndicaux des personnels.
Enfin, les EPCC régionaux Livre et Lecture en Bretagne et Office de la langue bretonne/Ofiz ar brezhoneg ont comme membres fondateurs la Loire Atlantique et travaillent donc à l'échelle de la Bretagne réunie à 5 départements. Pourquoi ne pas avoir alors intégré dans la création de l'EPCC
l'école d'art de Nantes ?

Malgré ces carences, les élu-e-s Europe Ecologie- Les Verts voteront cette délibération.

jeudi 2 décembre 2010

Qui a dit en 2006 à l'Institut de Locarn : "Je suis de ceux qui pensent que l’on peut faire de la Bretagne une nouvelle Irlande" ?

... Jean-Yves Le Drian, président la région Bretagne !

D'ailleurs celui ci était  Jeudi 25 Novembre 2010  dans cet institut. Devant une centaine de  patrons, guidé par le roi de l'agro-alimentaire ultra-libéral Alain Glon,  il a promis un fond de dotation pour leur soutien, entre autre.

Dérégulation de l'économie, bulle immobilière, coût de production le moindre possible...   l'institut Locarn a rêvé (rêve encore peut être comme on peut le voir sur leur site, voir en P J)  d'être comme l'Irlande, ce Tigre celte, ... qui plonge aujourd'hui dans les abîmes de l'ultra-libéralisme  :

Mieux, le président de l'Institut Locarn, Alain Glon, se met à imaginer les Bretons en travailleurs chinois   « il n’hésite pas à dire toute son admiration du miracle chinois, qu’il oppose à une France sclérosée et en train de crever (sic)… J’y vois le futur de la Bretagne, précise-t-il… Il y a un truc qui nous fait crever en France, c’est l’égalité"   ( magazine Breton).
Eldorado idéal pour s'enrichir : des salaires entre 60 et 500 €/mois, pas de protection ni de droit à la retraite. Alors, à quand  une Bretagne terre de conquête pour des patrons cyniques avec pour unique foi le profit à tout prix et sans aucune entrave ?

Non, un autre monde monde économique est possible que celui que nous propose Locarn and co' avec une économie régulée et des entreprises qui ne pensent pas uniquement à spéculer et qui conçoivent dans leur développement le bien être de leur territoire, de leur environnement  et de leur salariés.
L'Institut de Silfiac y-travaille et organise une journée le Samedi 11 Décembre sur :
«Economie durable et emploi : Quelle évolution possible pour la Bretagne» ?
Pour avoir le programme cliquer sur le titre de l'article !

Ce petit coup de gueule alors que se boucle le mois de l'économie sociale et solidaire dans toute la France.

vendredi 26 novembre 2010

La langue bretonne vaut plus qu'une guerre des égos !

 
Communiqué de presse  
Vendredi 26 novembre 2010  
La langue bretonne vaut plus qu'une guerre des égos !

Samedi 27 novembre, la Bretagne accueille pour la première fois, à Lorient, la septième édition du Liet International, concours de chansons en langues minoritaires européennes. Lors de cette manifestation, soutenue par le Conseil de l'Europe et le Conseil Régional de Bretagne, vingt et une langues minoritaires de toute l'Europe, de la Galice à la Russie, des îles Féroé à Chypre, seront représentées. Nous nous félicitons de la tenue de cet événement en Bretagne qui nous rappelle à quel point l'Europe est riche de ses différences.  Cet événement aurait pu être l'occasion de nous réjouir d'avancées importantes dans la préservation et le développement des langues régionales suite à l'initiative de plusieurs député-e-s, de gauche comme de droite, de déposer communément un projet de loi en faveur de la reconnaissance des langues minoritaires en France. 

La France, qui sur le plan international s'est érigée en défenseure de la diversité, continue pourtant de nier la pluralité linguistique et culturelle des peuples qui vivent à l'intérieur de ses frontières. Les langues minoritaires, telles les langues de Bretagne, le breton ou le gallo, n'ont aucun statut légal. Nicolas Sarkozy avait promis durant sa campagne présidentielle un projet de loi sur les langues régionales. Nous l'attendons toujours. Dans ce contexte, le projet de loi rédigé par plusieurs député-e-s constituait un progrès considérable. L'illusion ne fut malheureusement que de courte durée et l'unité affichée par les grands partis majoritaires, PS et UMP, a vite été rompue par les intérêts politiciens.  

Ce nouvel échec, qui n'aura fait que ternir un peu plus l'image de la classe politique française, nous rappelle qu'il est urgent de renouveler les institutions démocratiques de notre pays. Il est grand temps qu'une plus large autonomie en matière de politiques linguistiques et culturelles soit confiée à nos régions pour qu'enfin toutes les langues de France aient une reconnaissance officielle. 

Guy Hascoët, président du groupe Europe Écologie – Les Verts au Conseil régional de Bretagne
Yannik Bigouin, conseiller régional Europe Écologie – Les Verts
Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée Les Verts / ALE

lundi 22 novembre 2010

Recours en manquement auprès de la Commission Européenne Plainte citoyenne auprès de la Commission européenne


Depuis plusieurs décennies, des milliers de tonnes d'algues vertes viennent s'échouer sur les plages bretonnes. Ces algues, qui accumulées peuvent s'avérer mortelles, ne sont que la partie visible des nombreuses atteintes de notre environnent, et plus particulièrement du milieu marin.

Ces graves atteintes à l'environnement empêchent un développement durable et solidaire de la Bretagne. En effet, cette situation pénalise toute l’économie littorale, qu’il s’agisse de la pêche, de l’ostréiculture ou du tourisme. Elle pénalise de même les collectivités locales qui ont à charge les coûts importants de collecte et de ramassage.

Ces atteintes à l'environnement sont la conséquence du non respect par l'État de la législation Européenne, comme l'a affirmée la Cour Administrative d'Appel de Nantes qui l’a condamné, le 1er décembre 2009, pour sa responsabilité dans la prolifération des algues vertes en Bretagne. Suite à cet arrêt, l'État aurait du agir pour que cessent les pollutions. Il n'en est rien. Le plan « Algues Vertes » mis en œuvre au début de l'année 2010 se concentre essentiellement sur le ramassage des déchets et non sur les causes des pollutions.

En refusant de mettre en œuvre des mesures efficaces, l'État va à l'encontre des objectifs de l'Union Européenne.

Face à cette situation, Europe Écologie – Les Verts Bretagne et l'Union Démocratique Bretonne, soutenue par des associations, telle Sauvegarde du Trégor, et des citoyen-ne-s de Bretagne, ont déposé auprès de la Commission Européenne un recours pour faire cesser rapidement les nombreuses carences des autorités françaises en matière de restauration et de préservation du milieu marin, en obligeant la France à respecter ses engagements européens.

Aujourd'hui vous pouvez vous aussi agir !
En vous associant en tant que citoyen-ne, association ou collectivité, à la plainte déposée contre les manquements de l'État auprès de la Commission Européenne.








dimanche 21 novembre 2010

Brennilis, opacité et nucléaire font toujours bon ménage

Communiqué de presse - Vendredi 19 novembre 2010

Brennilis, opacité et nucléaire font toujours bon ménage

Les élu-e-s Europe Écologie -Les Verts au Conseil régional de Bretagne
apportent leur soutien aux  7 associations* qui viennent de démissionner du
collège écologiste de la Commission Locale d'Information/CLI, présidée par
Pierre Maille, président du Conseil Général du Finistère, estimant en effet
qu'il n'y a aucune volonté de la part de ce dernier pour faire la lumière
sur la contamination du site de Brennilis avant une reprise du
démantèlement.

En décembre 2009, Guy Hascoët, actuel président du groupe des élu-e-s Europe
Écologie-Les Verts au Conseil régional de Bretagne avait déjà regretté que
la CLI donne un avis favorable à l'enquête publique en vue du démantèlement
accéléré du cour de la centrale de Brennilis, bien qu'elle ait adressé un
constat critique quant aux carences du dossier. « Il est indispensable que
les collectivités locales puissent disposer d'un suivi indépendant de
l'ensemble du projet de démantèlement », avait-il alors déclaré.

Les élu-e-s Europe Écologie -Les Verts au Conseil régional de Bretagne
réaffirment la nécessité d'une expertise indépendante et s'étonnent du fait
 qu'il n'y ait pas d'appel d'offre avec un cahier des charges validé par
l'ensemble des membres de la CLI. Ils invitent le président de la CLI à se
montrer plus critique vis à vis de la volonté d'EDF de hâter le
démantèlement et à s'inscrire en garant de l'intérêt public, dans un souci
de concertation et de dialogue, ainsi que le recommande l'Agenda 21 mis en
place par le département.

Parce que le démantèlement d'un tel site ne doit pas se faire dans la
précipitation, au risque de mettre en danger la sécurité des personnes et de
l'environnement, il convient par-dessus tout d'appliquer le principe de
précaution.

Janick Moriceau et Yannik Bigouin, 
conseillers régionaux Europe Écologie - Les Verts
Le groupe local Europe Ecologie - Les Verts du Pays de Morlaix

mardi 16 novembre 2010

Lettre ouverte "Pour une école de musique intercommunale, démocratique et accessible à tous dans le pays des Abers-côte des légendes"

Les écoles de musique de Plouguerneau, Lesneven, Lannilis, Guissény et Plabennec souhaitent s'associer pour permettre une offre commune d'apprentissage de la musique sur le territoire des deux communautés de communes. C'est une bonne chose et je tiens à féliciter les élus de ces communes de chercher le bien commun, la coopération et la mutualisation pour le développement structuré de ce champ de la culture. Pour se faire, ils ont commandé à l'agence de développement du pays des Abers-côte des légendes une étude afin de trouver les solutions juridiques et techniques pour mener à bien la possibilité de la création d'un EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle). Le scénario qui est présenté actuellement pose un certains nombre de questions :

    - Il n'y-a pas d'alternative proposée à ce statut d'EPCC considéré par les élus locaux comme la forme juridique la plus adaptée alors qu'il reste très lourd administrativement. L'agence de développement aurait dû faire un comparatif d'autres statuts permettant une coopération plus ouverte et en développant par des simulations les atouts et contraintes de chacun. Par exemple, elle aurait pu intégrer la possibilité d'une Société Coopérative d'Intérêt Collective qui permet d'associer de manière égalitaire, en plus des collectivités, usagers et salariés. Dans un EPCC, le pouvoir reste quasi-entièrement entre les mains des élus ; salariés et usagers n'y-ont qu'une place anecdotique. Cela pose problème alors que ce sont les citoyens, souvent en associations, qui sont généralement à l'origine des ces écoles et des dynamiques culturelle. L'agence aurait également dû consulter les usagers avant de proposer un schéma déjà écrit : idées et critiques constructives se trouvent dans l'éxpérience de chaque citoyen et quand on lui donne les moyens de participer à la construction d'un projet, cela permet de l'étayer mieux encore.

    - Même si un tarif dégressif sur la base d'un quotient familial est prévu, les usagers vont payer plus cher (400€/adulte contre 225€/adulte actuellement à Plouguerneau ). Il me semble important de rechercher l'accès à la culture pour toutes les bourses et ne pas dépasser les prix actuels. Quant aux usagers habitants dans les communes qui font le choix ne de pas intégrer l'EPCC, la stratégie est celle de la recherche de l'abandon de ceux-ci puisque le prix deviendra à terme tellement cher que les cours de musique ne seront accessibles que pour les plus riches. Est-ce vraiment acceptable de discriminer par l'argent sur un même territoire communautaire les usagers de ces communes suite au refus de leurs conseillers municipaux d'adhérer à ce projet ?

    Enfin, il est prévu que chaque communauté de communes participe chacune à hauteur de 15 000 €/an pour un budget qui va froler les 500 000 € (soit seulement 3 %). On voit bien là une grande frilosité pour soutenir la culture. Pourtant la CCPA était prête, par exemple, à donner quatre fois plus pour accueillir le départ d'une étape du tour de France l'année prochaine et elle a financé des projets lourds tel que le port de l'Aber wrac'h.

    Il est important de structurer de manière pérenne les outils de développement de la culture, bien loin de la "culture évènementielle de spectacle", car, si chacun sait que l'accès à la musique, à la peinture, aux livres, aux patrimoines ou au théâtre est source d'épanouissement, d'ouverture et de mieux vivre pour nos concitoyens, ces secteurs sont aussi des lieux de créations d'emplois non négligeables. Gageons que les élu-e-s des communautés de communes des Abers et de Lesneven-côte des légendes sauront s'en rendre compte et se donner les moyens pour que ce projet innovant d'école de musique intercommunale devienne encore plus partagé.

    lundi 1 novembre 2010

    Festival du livre de Morlaix et de Carhaix - Gouel al levrioù Montroulez ha Karaez

    J'étais Samedi 23 Octobre puis Samedi 30 Octobre présent  à 2 festivals du livre, différents et complémentaires mais importants à la Bretagne.

    Celui de Morlaix, Multiple,  montre la petite édition d'artistes de toute la France. Editions à petits tirages, livres-objets, livres vidéo, livres sous toute ses formes et parfois les plus originales... Derrière ces ouvrages se trouvent surtout des gens passionnés qui ne souhaitent que partager leur art. Et l'association Carnet de bord ne manque pas d'idées pour se faire. Elle multiplie durant deux week-end les possibilités de découvertes des livres et des artistes sous toute les formes : ateliers, exposition, formation, conférence, débat, forum, lecture publique... sur l'ensemble  du pays de Morlaix comme à Plounéour Ménez avec la formidable maison d'édition Isabelle Sauvage.

    Samedi 30 Octobre, c'était l'inauguration du 21ème festival du livre en Bretagne à Carhaix qui m'a encore plus convaincu qu'il se passe vraiment quelque chose en Bretagne autour du livre. Je n'y étais pas passé depuis plusieurs années. L'évolution est vraiment positive. Quel plaisir ce festival !.... Une bonne partie des éditeurs Bretons sont là à présenter leur dernière production. La langue bretonne s'entend partout, entre éditeurs, entre public et éditeurs, dans les ateliers pour les enfants. Ur yezh beo, plijus kenan eo d'a sellet ! Le discours bilingue d'Angèle Jacq, la présidente du festival pour cette année,  était engagé, fort. L'Etat, malheureusement absent alors qu'il était bien présent par la Drac le week end précédent à Morlaix, n'a pu entendre que, pour elle, les Bretons feront sans Paris pour avancer et transmettre leur histoire et leur culture. Jean Michel Le Boulanger (vice président à la culture de la région Bretagne) a ensuite  insisté sur  la lenteur du temps que représente le livre alors que nous vivons tous à l'heure du zapping. Enfin, Christian Troadec (maire de Carhaix), après avoir décoré plusieurs personnes d'un brin de genêt afin de se souvenir des Bretons morts durant la première guerre mondiale a aussi insisté sur ce Kreizh Breizh, centre Bretagne, qui avance par la culture et en particulier avec la locomotive du  festival des Vielles Charrues. Quand on sait  que ce territoire était condamné à dépérir par beaucoup il y-a encore peu de temps, quel chemin de parcouru !