lundi 3 juin 2013



Hommage à Maurice Merdy

C'est avec une grande tristesse que j'ai appris la disparition de Maurice Merdy.

Une personnalité  de Plouguerneau  vient de disparaitre.  Homme de mer, Maurice a d'abord été goémonier puis marin de la marine marchande et enfin pêcheur pour sa retraite dans le village qui l'a vu naître, à Porz grac'h.  Comme élu municipal, militant associatif au sein d'Ar Vro Bagan où du musée des goémoniers qu'il a contribué à faire construire, Maurice était un camarade attachant avec de solides convictions . Grand défenseur de la langue bretonne qu'il maniait comme personne d'autre il était aussi un fin connaisseur du monde maritime dont il  a  toujours aimé transmettre la culture. Maurice Merdy  disparu, c'est une part de la mémoire maritime de Plouguerneau qui s'en va avec lui.  Il nous laisse en héritage des valeurs et de l'ardeur pour continuer à faire vivre la culture maritime du pays Pagan.


Aet eo hor c'hamalad Maurice Merdy da anaon. 

D'ar Meurzh 4 a viz Even da 10eur30 e vezo kanet an obidoù en Iliz Lilia.

mercredi 9 janvier 2013

Pour la mise en place de pistes cyclables à Plouguerneau et sur la communauté de communes du pays des Abers




Plouguerneau est une grande commune avec un habitat dispersé et un large accès à la mer. C’est un espace idéal pour se déplacer en vélo, hiver comme été. Pourtant il n’y-a aucune infrastructure pour le faire : pas de bandes passantes sécurisées, pas de plan de déplacement entre Lilia et St Michel qui serait pourtant d’un atout touristique non négligeable, pas de projets de création de pistes entre le bourg et les quartiers littoraux ou ruraux. Nombre de citoyens de Plouguerneau n’osent pas prendre leurs vélos de peur d’être fauchés par une voiture. Il n’y-a qu’à faire le déplacement du Bourg à Lilia ou à St Michel pour se rendre compte de la dangerosité. Au-delà d’un enjeu local la question du déplacement sécurisé en vélo doit nous faire réfléchir à la voiture et à la place qu’elle prend dans notre quotidien. Chacun sait  que l’augmentation du prix du baril de pétrole fera que nous serons de plus en plus amenés à réfléchir à deux fois avant de prendre notre véhicule. C'est aussi un moyen pour les jeunes de commencer à gagner en autonomie. Malgré tout des choses bougent : la Communauté de Communes du Pays des Abers (CCPA) a financé l’ouverture d’une voie verte cyclable sur l’ancien tracé du chemin de fer entre Plabennec et l’Aber Wrac’h. C’est un signe pour que la CCPA et les communes avancent  plus loin vers des plans communaux et intercommunaux  de déplacement en vélo en intégrant, par exemple,  dans leurs politiques publiques que chaque fois qu’un kilomètre de route est fait ou refait, une piste cyclable devra y-être associée.
Nous faisons le voeu pour 2013 que nos élus municipaux, et en particulier le maire de Plouguerneau, Vice président au tourisme à la  CCPA depuis 12 ans,  prennent conscience de cette demande qui touche tout le monde et prépare un avenir certes plus sportif mais surtout plus économe, moins polluant et plus sécurisant pour nos déplacements.

Yannik Bigouin, Conseiller régional de Bretagne et habitant de Plouguerneau.
Patrice Malgorn, Conseiller municipal de Plouguerneau
Nadine Kassis, conseillère communautaire de la CCPA


mardi 13 novembre 2012

Au sujet de la salle culturelle de Plouguerneau



Les Plouguernéens peuvent voir depuis quelques semaines les murs d'un nouveau bâtiment se monter près de la médiathèque. Se construit là une salle culturelle  voulue par la majorité municipale. Financée en partie par la région Bretagne (900 000 €) et la commune (1 552 027 €) elle pourra accueillir 2000 spectateurs debouts. Cette grande salle tient sa légitimité du fait  que notre commune est une terre de culture depuis longtemps. En effet,  nombre d'artistes  vivent ici et nous avons la chance de posséder un écomusée, deux troupes professionnelles de théâtre, une école de musique intercommunale, une école de peinture, une médiathèque publique associée à un service municipal développant une programmation culturelle, des associations de mise en valeur des patrimoines (Iliz koz, île wrac'h, Pont krac'h...). Aussi, j’ai soutenu ce projet avec les garanties qu’il s’inscrive bien  dans cette continuité culturelle et qu’il soit un vrai outil au service des gens qui font la culture. Car le risque est grand qu’on ne voit de cette salle que des grands murs entourant un joli parquet mais qu'elle reste sans ancrage, sans pertinence… voire sans public. Construire un projet partagé avec les citoyens est souvent plus compliqué que d’investir dans du béton. J'ai donc souhaité une convention entre la région et la commune de Plouguerneau avant de voter mon soutien à la construction de ce bâtiment. Elle formule que ce bâtiment servira un projet culturel « innovant et mutualisé ». L’effort devra être porté à la coopération culturelle qui permettra le décloisonnement des arts entre eux et l’ouverture vers l'économie, le sport, le tourisme, la jeunesse... Ce travail de coopération se fera, je l'espère, avec les autres structures culturelles du territoire et en particulier avec les communes de Plabennec et Plouvien dont les nouvelles salles culturelles sont en cours de construction. Par une programmation complémentaire, une communication commune et le partage de salariés, les élus devront travailler en bonne intelligence pour l’intérêt général. Cette salle devra enfin bénéficier d’un budget de fonctionnement conséquent afin que son personnel soit bien qualifié et qu'il soit réellement dédié à la structure et à son projet afin de développer une programmation de qualité. C’est ce qui a été conclu comme je l’ai souhaité.
Désormais la vie de ce nouveau bâtiment de plus de 4 millions d’euros tient donc de la responsabilité des élus de Plouguerneau -actuels et à venir- pour qu’ils en fassent le phare culturel du pays des Abers et non pas une simple salle polyvalente. Gageons que cela réussisse. Il en va de la réputation de notre commune et de l’utilisation pérenne et intelligente des subsides publiques. Moi-même, comme nombre de plouguernéens, y-veillerons.

jeudi 30 août 2012

Soutien à Skol Diwan Louaneg



Photo : Ouest France


Soutien à Skol Diwan Louaneg

Le conseil municipal de Louaneg a voté mercredi 29 août contre la mise à disposition des locaux de l'ancienne école maternelle à Diwan. L'actuel bail se finit le 9 septembre.3 salariés et 33 enfants voient ainsi leur rentrée compromise.

La décision du conseil municipal de Louaneg nous semble en complète contradiction avec les attentes des bretons et bretonnes qui, de plus en plus nombreux, souhaitent scolariser leurs enfants au sein d'établissements délivrant un enseignement en langue bretonne. Cette rentrée 2012, la meilleure depuis 12 ans avec 14 ouvertures de classes et près de 15 000 élèves scolarisés en langue bretonne le démontre une fois de plus.

Pour répondre enfin aux attentes des bretons et bretonnes le nouvel acte de la décentralisation que nous appelons de nos vœux devra donner à la Bretagne la compétence linguistique et définir pour Diwan un statut protecteur permettant son développement dans le respect de son projet associatif et pédagogique.

mercredi 29 août 2012

L’inévitable réforme territoriale



L’inévitable réforme territoriale
Amphi 502 – Journées d’été d’Europe Ecologie Les Verts – Poîtiers – 23 Aout 2012
Il est acté que le conseiller territorial sera supprimé avant même d’avoir existé. Cependant, une réforme territoriale demeure nécessaire. Quelle doit-être la bonne organisation des territoires ? La décentralisation écrit son acte III : le fédéralisme différencié, c’est-à-dire la possibilité offerte aux régions d’expérimenter individuellement. Cet acte doit s’accompagner de nouvelles règles électorales, plus simples et permettant une plus grande représentativité.
Animation : Christelle de Crémiers. 
Avec : Corinne Bouchoux, sénatrice; Stéphane Gatignon, maire de Sevran ; Yannik Bigouin, conseiller régional Bretagne ; Mounir Satouri, Président du groupe EELV au Conseil régional Ile-de-France, Gérard Onelta Vice-Président de  la région Midi-Pyrénée et ancien eurodéputé.


Cher-e-s ami-e-s,

Cette intervention sur notre participation à une inévitable réforme territoriale dans le cadre d’un executif national renouvelé est le fruit du travail de la commission nationale Régions et fédéralisme dont je tiens ici à remercier le président Tudi Kernaleguen qui m’a conseillé et orienté. Elle est aussi le résultat de mon regard de Breton qui vient de la commune la plus occidentale de France tout au bout du Finistère, plus près de la Cornouaille britannique que de Paris et de mon expérience auprès de Guy Hascoët au conseil régional de Bretagne que je tiens à saluer ici.


Petit état des lieux sur les injustices et les inégalités dans notre pays qui sont flagrantes. Le constat de l’organisation institutionnelle française est implacable: avec 26 régions, 102 départements, 36571 communes et 17698 groupements de collectivités locales, le système sur-administre et minimise la gouvernance. Ainsi le maire de Quimper a moitié moins de moyens que celui de Neuilly-Sur-Seine pour s’occuper du même nombre d’écoles, quand celui de Roubaix en a encore moitié moins que celui de Quimper… L’Île de France avec 18,72  % des habitants du pays et 2,2 % du territoire détient 22,5 % des emplois, 29,3 % des richesses, 30,2 % des investissements de l’Etat, 40 ,5 % des cadres supérieurs, 56 % des crédits du ministère de la culture, 90 % des sièges sociaux et 96 % des marchées boursiers et concentre 59 % de la recherche et des crédits nationaux qui s’y rapportent, mais cela n’a jamais ému les émules bonapartistes de notre République. Personne ne trouve anormal que l’Ile de France, pendant longtemps, se soit fait payer son métro et ses trains de banlieue par tous les Français ? Le principe qui s’exerce alors est le contraire de la solidarité.

La métropolisation s’accélère par le grand Paris dont mes camarades vont parler après  moi. Il va couter je ne sais combien de milliards alors que beaucoup de Français aimeraient déjà faire du  Montpellier-Toulouse-Bordeaux ou du  Rennes-Nantes -Clermont- Lyon en TGV sans être obligé de passer par Paris !

 La France égalitaire est une recherche, ce n’est pas une réalité. La France de l’équité est une exigence. Elle ne peut exister qu’à la condition de rétablir de juste dispositifs d’intervention tenant compte des écarts. L’Union européenne avec ses fonds d’interventions territoriaux, le fait depuis plus de vingt ans, en France comme ailleurs, mais notre puissante administration ne saurait y parvenir. Nous avons des villes avec trois médecins pour mille habitants et des quartiers ou des bouts de ville de cinq à dix mille habitants sans l’ombre d’un médecin généraliste.  Reconnaitre la France comme multiple ne signifie pas la fin de l’Etat-nation. Elle en est le prolongement modernisé. Il va donc falloir apprendre à compenser ces situations et arrêter de permettre à ceux qui ont de gros potentiels fiscaux de lever peu d’impôts, au détriment de ceux qui sont obligés pour couvrir les même services de base, d’imposer infiniment plus. Nous visons en effet  dans une hypocrisie : pourquoi certains territoires départementaux ou régionaux ont 40 % de fonctionnaires de moins que la moyenne nationale pour réaliser les mêmes services publics, à population comparable. En réalité nous sommes incapable dans ce pays de détricoter les traditions bonapartistes, de nous défaire des approches  corporatistes, héritage amer du pétainisme. Bien des choses ont été écrites sur l’incapacité de l’Etat à se réformer et sur la « société bloquée » analysée depuis des lustres déjà par Michel Crozier (La Société bloquée Paris Le Seuil 1971). Mais cela n’a été d’aucun effet pour encourager des réponses et des réformes salutaires dans le mode de fonctionnement de l’Etat.  Pourtant, s’il faut en croire Nicolas Tenzer, chef du service de l’évaluation et de la modernisation de l’Etat au commissariat général au Plan, dans le Monde du 24 Octobre 2000 : ce n’est pas la société française qui est bloquée, ce sont les corps de direction qui bloquent la société.  Alors osons revoir la boîte à outils et changer d’institutions. Pour cela il faut savoir s’inspirer des modèles voisins quand ils sont bons. Profondément traumatisée, la République  fédérale d’Allemagne a su, elle,  se doter après guerre d’institutions remarquables avec les Landers puissants. L’Espagne a donnée a ses territoires une large autonomie pour certaines, la dévolution britannique a permis au pays de galles ou à l’Ecosse une réelle transition industrielle. Et pourtant, nos régions, en France, restent des nains politiques. Pour un dialogue commun entre territoires européens nous ne parlons ainsi pas le même langage. Pourtant l’Europe sait  donner une vraie place aux régions dans la gestion des fonds européens  excepté en France ou tout passe, ou presque,  par les griffes de Paris.

Redonner un nouveau souffle par une démocratie de proximité       
Il faudra bien reparler du redécoupage et de la taille des régions. Ce chantier devrait être l’occasion de rassembler tous les départements bretons.  La structure fiscale des budgets régionaux est telle que la région ne prélève que 3 % de l’impôt local. Si la région décidait d’une augmentation de 50 % des  bases fiscales, cela aurait une incidence réelle sur la feuille d’impôt de 1,5 %. Il est urgent de faire de la région une grande collectivité. Elle devrait au moins disposer de la capacité d’affecter a15 % des prélèvements effectués dans son territoire. De même, la clarté fiscale doit être faîte sur le « qui prélève quoi ». Bref, un impôt direct pour chaque niveau et non cet entrelacs qui permet de tout brouiller aux yeux du citoyen.

Subsidiarité et proximité : le principe de subsidiarité est une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d’une a ction publique doit être alloué à la plus petite entité capable de résoudre le problème elle-même. C’est une forme poussée de décentralisation visant à rapprocher au maximum le pouvoir et donc la prise de décision, du citoyen.
Péréquation et solidarité : la péréquation est le système de transfert d’impôts entre les entités fédérés, d’une Etat fédéral (cf les sytèmes allemands et canadiens). C’est un principe de solidarité entre les régions riches et pauvres, qui prend le contre-pied de la logique néo-libérale de créer des régions en concurrence les unes avec les autres.
Régionalisme et humanité : pour EELV la région est le niveau territorial  privilégie entre le local eét le continental mais la région, tout comme les niveaux surpra et infra, doit être basé sur une réalité vécue, humaine et non un découpage technocratique imposé aux habitants. Ce qui compte ce sont l’histoire, la culture, les réseaux socio-économiques, la complémentarité interne, la volonté de vivre ensemble. On peux ainsi envisager une région Pays Basque de la taille d’un demi-département et une région Val de Loire de la taille de 9 départements. Alors qu’on doit rejeter sans concession l’idée technocratique d’une région Ouest, on, doit souhaiter la réunification d’une Bretagne à cinq départements incluant la Loire Atlantique.

Une 3ème étape de la décentralisation : vers le fédéralisme différencié.
La 6ème république mettra en œuvre une nouvelle organisation de l’Etat sur un mode fédéral avec un pouvoir fort aux régions a qui seront données des compétences normatives importantes, couplées au rétablissement d’une véritable autonomie fiscale, l’Etat garantissant de son côté une péréquation fiscal entre régions pauvres et riches. Ce fédéralisme sera différencié dans le sens où la distribution des compétences et des formes d’organisation territoriales pourront varier d’une région à l’autre et qu’il sera accordé une large place à l’expérimentation régionale (normative, fiscale, politique).

Les écologistes proposent que :
-          Le Sénat soit transformé en chambre des régions sera la gardiens du principe de subsidiarité dans l’état fédéral. Il disposera de pouvoirs législatifs et de contrôle spécifiques relatifs à l’organisation territoriale de la République, s’agissant tout à la fois des règles régissant les compétences des collectivités territoriales., des conditions de leur autonomie normative et financière et de l’organisation de la solidarité financière entre les territoires.
-          Les régions soient redéfinies avec pouvoirs renforcés. Les fusions et redécoupages seront facilités. Les moyens et compétences des régions seront  augmentés pour qu’ils deviennent comparables à celui des régions de nos voisins européens.
-          Le conseil général soit supprimé. Ses compétences notamment sociales seront redistribués entre la Région, l’intercommunalité et les communes dans le cadre d’une conférence des pouvoirs locaux qui se tiendrait dans chaque région. Le département pourra rester un périmètre d’action des services de l’Etat comme de ceux de la région.

-          Les intercommunalités seront transformés en collectivités de plein exercice et l’élection de leurs membres sera assurée par les citoyens au suffrage universel  par scrutins de listes proportionnelles. Ces nouvelles collectivités fusionneront avec les « pays » et couvriront l’ensemble du pays. Elles deviendront l’échelon politique intermédiaire entre entre la commune et la région. Les compétences de celles-ci seront définies au sein de la conférence des pouvoirs locaux avec les représentants de la région et des communes. Les conseils de développement issus de la loi Voynet et les CESER verront leurs prérogatives renforcées, notamment en matière de budget participatif.  

- Dans le cadre d’une rénovation démocratique, une réflexion sera menée sur le fonctionnement interne des différentes collectivités territoriales, afin de repenser et limiter le pouvoir des président-e-s d’exécutifs, de diminuer la prime majoritaire et de redéfinir les droits des élu-e-s minoritaires.Pour ce faire, une séparation totale des fonctions exécutives et délibératives sera instaurée, Il s’agit d’une évolution essentielle pour sortir du pouvoir quasi-absolu conféré aux maires et présidents, et de la répartition ambiguë des responsabilités qui l’alimente.  

- Les langues régionales seront défendues. Alors que la plupart des langues “régionales” de France sont en sérieux danger d’extinction selon l’UNESCO, la passivité de l’État vis-à-vis de sa diversité linguistique est condamnable. Depuis 2008, l’article 75-1 de la Constitution reconnaît certes l’existence des langues régionales, mais seulement en tant que « patrimoine », et n’a débouché sur aucune modification législative. L’ambition des écologistes, c’est d’une part de parvenir à une “récupération” linguistique, c’est-à-dire la possibilité du bilinguisme dans tous les secteurs de la vie publique et privée dans les régions historiquement concernées, et d’autre part de permettre aux langues minoritaires parlées par les populations issues de l’immigration et des diasporas d’être transmises en toute dignité à leurs descendants. Pour cela, nous prônons une réforme constitutionnelle permettant la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, de même que de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales et la possibilité pour toute région de définir sa ou ses langue(s) régionale(s) comme coofficielle(s) avec le français. Une loi sera également votée, établissant un statut stable et ambitieux en termes de moyens mis en œuvre. Les priorités sont le développement des langues régionales dans l’enseignement, les médias et les relations publiques. 

Merci de votre écoute.


mardi 24 juillet 2012

Retours des festivals d'Avignon et de Carhaix/Karaez


On me demande ce que je pense des festivals d'Avignon et des Vieilles Charrues dont je reviens.
Voici mes impressions.

Avignon
J'aime toujours autant l'ambiance dans les rue, la belle ville du sud avec ses cigales tellement exotiques pour moi, la chaleur (surtout qu'il pleuvait en Bretagne). Il n'y-a pas vraiment un sentiment de foule et toujours un coin pour se poser. J'adore le chapiteau du village du Off et les débats pour refaire le monde mais j'aime aussi l'espace d'accueil du In qui n'est pas  trop pédant. Je reste toujours bleuffé par l'offre culturelle qu'on me propose sur un plateau.

Sur le Off d'Avignon.
J'ai adoré un seul spectacle même si, au début, je me suis demandé ce que je faisais là ! Médiocre dans son jeu (en fait excellent), j''ai été surpris par son discours et il a réellement attisé ma curiosité. J'ai même été révolté
C'est L'affaire Dusssaert de et par Jacques Mougenot.  Une réflexion intelligente sur l'art contemporain.

J'ai bien aimé -dans tout fait un autre registre - Le clan des divorcés de  Alil Vardar et joué par lui même/

Pièce familiale avec des effets de  comiques de situations pas bien nouveau mais toujours efficaces.


J'ai aimé Le Barbier de Séville dans une version qui allie le théâtre et l'opéra.
Un Figaro tonitruant, dynamique et percutant.

J'ai moins aimé Hotel Palestine de la troupe La Manufacture.
Des redondances, une mise en scène sans originalité mêlant vidéo et théâtre
Qu'est ce que cela apporte réellement ? Je cherchais une pièce politique, j'ai trouvé un message convenu.


Sur le In je n'ai vu que Nouveau Roman de Christophe Honoré.
Le gars de Rostrenen a mis en scène une période que j'apprécie beaucoup dans l'histoire de la littérature : le  nouveau roman. La pièce est pleine, historique, complète sur les temps de rencontres entre des auteurs des années 50.  On est rempli de l'histoire et de la dynamique de groupe (d'ailleurs existe t'elle/t'il  réellement ?)  de ceux et celles qui se construisent en même temps comme auteur-e-s. On toise Topor, Robbe-Grillet, Sarraute, Duras... J'ai aimé la mise en scène dispersée, basée sans aucun doute sur des moments d'improvisation. Mélanger aussi les acteurs qui incarnent les auteurs (une femme pour un homme parfois, Marguerite Duras jeune et séduisante...quelle surprise !) est une idée au début déconcertante mais en fin de compte séduisante. J'ai passé un bon moment même si la longueur de la pièce (3 h 45) m'a fait avoir quelques absences...


Au festival des Vieilles Charrues/gouel en erer kozh de Carhaix/Karaez
Autre ambiance, autre genre. Côté  bénévole j'apprécie toujours l'ambiance bon enfant et la qualité de l'accueil qui s'améliore d'année en année. L'espace bénévoles avec boissons sans alcool gratuites, fruits, massages, toilettes (sèches s'il vous plait), journaux, TV... est vraiment très bien venu. Je trouve par contre que la langue bretonne perd en visibilité. Le bilinguisme n'est pas (plus ?) systématique et il devient anecdotique. Y-a du boulot de ce côté là encore, car écrire youl-vad sur mon bracelet, cela n'est pas bien compliqué . J'ai aimé le recyclable en consigne pour les barquettes de frites d''autant plus que c'est effectué par une association employant des personnes handicapées.. Je trouve d'ailleurs le site de plus en plus propre et je reste toujours aussi fier des Bretons du Kreiz Breizh d'organiser le plus grand festival rock d'Europe : 244 000 festivaliers sur 4 jours tout de même !  Dans une ville de 8000 habitants, ça donne une ambiance très électrique.  Côté concerts, le grand moment fut la découverte de l'ensemble de musique classique Matheus comme....  groupe de rock avec une cantatrice norvégienne. Inoubliable. Autant pour  le lieu, le soleil, l'ambiance que le dialogue entre cantatrice et orchestre. J'ai aussi aimé les prestations de Thiéfaine (pour son univers de dingue) , Sting (avec pas mal de reprises de Police...souvenir, souvenir) ,  Orelsan (des paroles un peu trash mais un super contact avec le public et ça me permet de savoir ce dont me parle ma fille ) , Kasabian (ceux là peuvent mettre le feu à des glaçons  ) et The Cure (ha ce regard inquiétant de Robert et ce bon vieux Don't boys cry ! ) tout comme la formidable troupe de théâtre de rue Joe Sature et ses osselets que je conseille à tous les programmateur. Drôle, vif, délirant tout en ayant toujours un fil conducteur. Du grand art.
Ha oui,  j'ai aperçu un bout du chapeau de Bob Dylan et vaguement entendu sa voix...
C'était une belle édition avec un temps idéal.
 










jeudi 24 mai 2012

L'énergie en partage


L’énergie en partage
par Jean-Claude Pierre (*)
Nos régions de l’Ouest commencent, enfin, à prendre conscience du fait que leur remarquable potentiel d’énergies renouvelables constitue aussi un remarquable gisement d’emplois ! Éolien, « hydrolien », solaire, bois, biomasse… Pourquoi avoir tant attendu pour mettre ces ressources en valeur ? L’une des raisons tient à un fait : le centralisme qui prévaut chez nous n’a pas contribué à favoriser les initiatives qui auraient permis aux régions de valoriser les meilleures composantes de leur « bouquet » d’énergies renouvelables. Et, ce faisant, à notre pays de développer simultanément plusieurs filières. Le recours à une solution unique, destinée à l’ensemble de l’Hexagone, a favorisé le « tout nucléaire». Ce choix, mobilisant l’essentiel des crédits de recherche, n’a pas non plus permis à la France de préparer les alternatives aux énergies fossiles. Nous payons, aujourd’hui, au prix fort, le coût des retards ainsi accumulés dans lamise en oeuvre de la transition énergétique, alors que cette transition offre tant d’opportunités au développement local, à l’innovation sociale, à la créativité… Mais, mieux vaut tard que jamais ! Les récentes décisions sur l’éolien en mer vont dans le bon sens. Souhaitons que notre pays – qui dispose de plus de 5 000 km de linéaire côtier – se fixe rapidement des objectifs comparables à ceux retenus par le Royaume- Uni, le Danemark ou l’Allemagne. Cette dernière, forte de l’expérience acquise dans la mise en service d’un parc éolien terrestre de 30 000 mégawatts, se donne maintenant pour objectif de se doter de 25 000 mégawatts supplémentaires, à partir du potentiel que lui offrent ses 650 km de côtes en mer du Nord et en Baltique. Même si comparaison n’est pas raison, il y a là matière à réflexion. Engager un véritable débat sur l’énergie, c’est aussi poser la question de son financement. Le Danemark, autre pays leader, a ouvert la voie. Plus de 100 000 familles y sont d’ores et déjà actionnaires d’un parc éolien, bénéficiant ainsi des retombées financières. Cette réalité, favorisée par la réglementation, permet de mieux comprendre pourquoi l’acceptabilité sociale de l’éolien y est bien meilleure que chez nous. Le solaire photovoltaïque, parce qu’il se prête particulièrement bien aux solutions décentralisées, offre une chance exceptionnelle de démocratiser la production énergétique et, en assurant la redistribution des plus-values qu’elle génère sur les territoires, de favoriser la relocalisation de l’économie. En Allemagne, la mise en place d’une capacité de production photovoltaïque de l’ordre de 20 000 mégawatts a été portée par la création d’un nombre considérable de coopératives. Ces initiatives prouvent que « la troisième révolution industrielle » (1) dont parle Jérémy Rifkin est d’ores et déjà en marche. Elles illustrent aussi le fait que ce n’est sans doute pas par hasard si les Nations unies ont décidé, tout à la fois, de faire de 2012 « l’année internationale des énergies renouvelables » et « l’année internationale des coopératives ». C’est là, pour nos régions de l’Ouest où l’esprit coopératif est encore bien vivant, une double opportunité d’ouvrir vraiment les débats sur la transition énergétique qui s’avère si nécessaire, tant pour préserver la planète que pour répondre aux fortes attentes sociales qui se font jour.

(1) La troisième révolution industrielle,
éditions LLL, février 2012.
(*) Conseiller économique et
social de Bretagne.
Ouest-France 24/05/2012

lundi 7 mai 2012

A quand des maires et conseillers municipaux (même de droite) respectueux du monde associatif ?

Communiqué

J’ai découvert avec surprise qu’une délégation d’élus de Lesneven a rencontré le maire de Guissény afin de lui proposer de déménager sur sa commune des associations employeurs basées à Lesneven qui sans aucun doute les gênent. Je me félicite de la réaction saine du maire de Guissény qui dénonce cette attitude aussi irresponsable qu’irréfléchie. Il faut savoir que ces associations (Diwan, Divskouarn, Dastum, Ti ar vro) représentent 15 emplois, qu’elles drainent des centaines de bénévoles qui travaillent à des projets collectifs et qui font connaitre Lesneven comme une ville culturelle par des manifestations de grande ampleur (fêtes des jeux d’Europe, foire aux poneys…) et qu’elles coûtent bien peu à Lesneven par rapport à ce qu’elles rapportent directement et indirectement. Par exemple, en plus des emplois directs, elles attirent nombre de familles des alentours qui font leurs courses sur Lesneven. C’est donc une richesse économique, sociale et culturelle à préserver et à valoriser. Les élus de Lesneven cherchent eux à s’en débarrasser maladroitement et sans en parler avec les premiers intéressés ! Viendrait-il à l’idée de ces élus d’aller voir une autre commune pour leur demander d’accueillir les entreprises de la ZA du Parcou sans même les prévenir ? Alors que la course relais Ar Redadeg pour la langue bretonne va traverser notre pays les 12 et 13 Mai, que des élus de la communauté de communes de Lesneven-côte des Légendes viennent de voter la charte Ya d’ar brezhoneg ! il est grand temps que cette dynamique ancrée, pérenne et créatrice d’emplois autour de notre culture populaire soit portée par une vraie politique publique communautaire soutenue par des élus responsables autour d’un pôle culturel associant les forces vives comme M le Maire de Lesneven l’avait promis lors de récents conseils municipaux.

vendredi 4 mai 2012

Mon vote de Dimanche (bis)

Bien sur ce n'est pas la panacée François Hollande, bien sur l'accord passé avec EELV il commence à s'asseoir dessus avant même d'avoir les coudées franches ce qui montre bien le peu de considération qu'il a de notre mouvement, de nos idées et de notre vision du monde ; bien sur la transition énergétique n'est pas le cadet de ses souçis loin s'en faut ; bien sur  il va recommencer la même méthode que JY Le Drian il y-a 2 ans : en débauchant des (ex) écologistes et en disant "mon programme, rien que mon programme !" ; bien sur il va faire l'aéroport ND des Landes et renforcer le nucléaire même si il laisse quelques doutes traîner par çi par là, à l'avant veille de son élection.

Et pourtant.... face à lui, c'est le pire : la mort des régions,une arrogance sans vergogne, des arrangements avec les financiers, l'exclusion et la stigmatisation des plus faibles, une société infiltrée par les financiers, un capitalisme décomplexé.

Face au pire, bien sur, on ne peut faire le choix que du moins pire et il y-a des éléments intéressants dans le programme du parti socialiste.

Eva Joly  portait réeellement dans son programme un monde plus juste, plus écologique, plus égalitaire, en un mot, meilleur, mais que nous n'avons pas réussit à faire voir, que les Français n'ont pas voulu voir.
Un jour, peut être, deviendra t'il notre avenir, dans une 6ème république, fédérale et ouverte aux diversités.
En attendant, Dimanche, votons juste et réjouissons nous ensemble d'un pays qui sera, je l'espère, libéré de la gangrène de l'égoïsme et du repli sur soi que nous subissons depuis 5 ans.