lundi 25 octobre 2010

La semaine des Finances solidaires du 3 au 10 novembre dans tout le Finistère

SEMAINE de la FINANCE SOLIDAIRE EN FINISTERE 
du 3 au 10 novembre 2010

Initiée par l’association Finansol et organisée avec le soutien actif des collectivités territoriales, des établissements financiers et des acteurs majeurs des finances solidaires en France, la Semaine de la Finance Solidaire se tiendra du 3 au 10 Novembre dans toute la France. Secteur de plus en plus dynamique, l’épargne solidaire se caractérise par le choix de l’épargnant de placer et
mobiliser son argent au bénéfice d’activités ayant une utilité sociale et qui trouvent difficilement un soutien auprès des circuits financiers classiques. Avec le soutien de l’antenne Finistère de la Chambre Régionale de l’Economie Sociale, la semaine se décline en table ronde, débats, portes ouvertes… permettant à tous les publics d’y trouver leurs comptes. Avec le soutien de Brest Métropole Océane et des pôles de développement de l’économie sociale et solidaire des pays de Brest, Morlaix et Cornouaille.
Projection du Film « Entre nos mains »
En partenariat avec le réseau des cinémas Cinéphare la tournée du film « Entre nos mains » de Mariana Oterro qui raconte la création d’une SCOP donnera lieu à des débats sur l’économie sociale et les soutiens financiers où des rencontres avec la réalisatrice dans certains cinémas du
Finistère
- Mercredi 3 Novembre 20 h 30 - St Renan – Suivi d’un débat.
(Le Bretagne)
- Vendredi 5 Novembre 20 h 00 - Moélan/mer – Suivi d’un débat.
(Le Kerfany)
- Mardi 9 Novembre 20 h 00 - Morlaix – suivi d’un débat.
(La Salamandre)
- Mercredi 10 Novembre 20 h 30 - Douarnenez – en présence de la
réalisatrice
(Le Club)
- Jeudi 11 Novembre 15 h 00 – Quimperlé – En présence de la
réalisatrice (La Bobine)
- Jeudi 11 Novembre 20 h 30 - Concarneau – en présence de la
réalisatrice (Le Celtic)


Mercredi 3 Novembre - 14 h à 17 h - Porte ouverte « Autour du Microcrédit »
Adess pays de Morlaix, 10, rue de la Tannerie
Plourin-lès-Morlaix
L'activité de microcrédit consiste généralement en l'attribution
de prêts de faible montant à ceux qui ne peuvent accéder aux
prêts bancaires classiques. Des structures pourront vous
accueillir pour répondre à vos questions sur le sujet.
18 h - « Fricsol : le jeu où l’on gagne à être solidaire »
Initiation à ce jeu qui permet aux joueurs de se mettre dans la peau de
créateurs d'entreprises et de financeurs pour expérimenter de manière
ludique les enjeux de solidarités et le sens donner à la notion d'argent.
Lok’all, 1 rue du pont Coz - Ploujean
Inscription conseillée au 09 81 71 87 49

Jeudi 4 Novembre -  L’association « Entreprendre au féminin » ouvre ses portes
sur 2 jours (jeudi et Vendredi) aux… hommes porteurs de projets d’entreprise
Ecopôle de Daoulas – Vern ar Piquet
10 h /12 h - 14 h /17 h - Renseignement : 02.98.25.89.88 ou 02 98 17 00 62

Vendredi 5 Novembre - Petit déjeuner sur le micro crédit
Caisse d’Epargne - Brest
9 h - Inscription : 02 98 00 50 61 (places limitées)

Lundi 8 Novembre - 17 h 15 - Table ronde
Ecole Supérieure de Commerce, 2 rue de Provence, Brest
"Comment les femmes entreprennent et avec quels moyens ? Vers l'invention de nouveaux modèles économiques ?"

Mardi 9 Novembre - Conférence - Débat
 Ecole de Management Bretagne Atlantique
(Ex Isuga)
Creac’h gwen, 1 avenue plage des gueux, Quimper
Exposition sur l’économie sociale toute la semaine
A partir de 14 h, animation autour du jeu Fricsol
18 h
Soirée projection-débat sur le thème : « Promouvoir les innovations solidaires au sein des structures de l’E.S.S. » - Présentations de 3 réalisations innovantes soutenues par des financements solidaires innovantes avec projection de films

Mardi 9 Novembre
Débat - Mairie de Plabennec
18 h - « Quelles solutions pour favoriser l’installation des jeunes agriculteurs ? »

Mercredi 10 Novembre
9 h - 12 h / 14 h- 18 h - Porte ouverte
ADIE et AB Services créations - 1 rue Louis Pidoux, Brest

Organisateurs de la semaine
de l’épargne solidaire FINANSOL en Finistère Association pour le Droit à l’Initiative Economique (ADIE), COFIDES Nord Sud, Bretagne Capital Solidaire, Bretagne Développement Initiative, Garrigue, Les Cigales, Caisses d’Epargne Bretagne-Pays de Loire, La Nef, Union Régionale des SCOP de l’Ouest, Terre de liens, Crédit Coopératif, Arkéa-Crédit Mutuel de Bretagne, AB Servicescréations, Entreprendre au féminin Bretagne, Coopérative d’Activité et d’emplois Chrysalide, Association de développement de l’économie sociale et solidaire (Adess) des pays de Brest, Morlaix et Cornouaille.

Coordination : CRES (antenne du Finistère).06 32 98 81 86
www.eco-sol-brest.net - www.cres-bretagne.org et
Le programme complet du mois de l’économie sociale et solidaire
http://www.lemois-ess.org/accueil 
Les manifestations sont gratuites et ouvertes à tous exceptées l’entrée des projections du film.

Plénière du conseil régional les 21 et 22 Octobre - Emvod vras ar rann-vro e Raozhon

Les 21 et 22 Octobre, l'assemblée plénière s'est réunit à Rennes. Des dossiers importants étaient présentés : le fameux triskell électrique avec, à la clé, une usine à gaz en prévision à Guipavas, la création d'éoliennes off-shore en baie de St Brieuc, le soutien à l'installation de l'aéroport ND des Landes, l'aide à la filière ostréicole en crise...

Je suis intervenu pour ma part sur le soutien qu'apporte la région à la mise en place du Wimax et les conséquences néfastes pour la santé. Nous avons voté contre ce rajout  financier (de 900 000 €) mis  en décision modificative. Par contre j'ai soutenu avec enthousiaste les relations avec la grande-Bretagne et les champs de coopération à ouvrir.

La grande surprise est venue alors que nous avions demandé un vote secret pour le vote sur l'aéroport ND des Landes, du résultat de ce vote. En effet, la majorité régionale (PS, PC, Bretagne Ecologie) dispose de 52 conseillers régionaux, l'UMP de 19 et nous sommes 11 (7 Europe Ecologie et 4 UDB qui souhaitaient s'abstenir). Ainsi se sont au moins 72 voix qui auraient du s'exprimer en faveur de l'aéroport.  Or, le résultat est tout autre : 34 voix se sont en effet élevées contre ce projet, 2 conseiller-e-s régionaux se sont abstenu-e-s et 47 ont voté les financements en faveur de ce projet. Au final, 45% des conseillers régionaux ont refusé d'approuver la création de cette plate-forme aéroportuaire inutile. Il n'aura manqué que 6 voix pour que la Région Bretagne ne puisse engager les financements sur ce projet, freinant ainsi sa mise en œuvre.

Leçons à retenir :
1) Quand on donne la possibilité aux élus de se positionner vraiment sans la menace de leur parti, ils votent vrai
2) Jean Yves Le Drian ne fait pas consensus dans son groupe (ni à l'UMP d'ailleurs) sur ce dossier et pourtant près de 30 millions d'euros sont engagés...

dimanche 3 octobre 2010

Un autre monde économique est possible ! Evit an ekonomiez diseñvel !


Le lampiste Jérôme Kerviel va payer pour les dérives capitalistes de sa banque employeuse dont il a usé -au delà de la limite- des excès spéculatifs. Bien entendu la Société Générale ne remet pas en cause son fonctionnement et encore moins le monde de spéculation dont elle fait son gras.

Bien loin de cette cupidité sans nom, un autre système existe avec d'autres valeurs, d'autres manières de faire ! Cette économie n'a pas pour finalité le business a tout prix et la rémunération des actionnaires. Cette économie là est associative, coopérative ou mutualiste et se revendique sociale et solidaire. Elle cherche à mettre  l'homme au centre, pas uniquement le profit. Elle a pour finalité, non pas un pourcentage toujours supérieur de bénéfice chaque année,  mais bien l'épanouissement de chacun dans l'entreprise par la participation, la démocratie, une répartition plus juste des excédents...

C'est elle qui doit prendre la place pour un monde plus fraternel et plus égalitaire !



En Novembre de nombreuses manifestations sur cette économie auront lieu dans toute la Bretagne avec des rencontres, formations, débats, portes ouvertes... qui s'annoncent passionnantes.

Quelques exemples 


Journées de formation "L'économie sociale et solidaire, une force de transformation sociale et une alternative à l'économie dominante"

Ses atouts : en quoi ? Comment ? Quelles perspectives 

Vannes le 9/11, St Brieuc le 16/11 , Brest le 18/11, Rennes le 25/11
La crise économique, sociale et écologique que nous traversons fait apparaître l'urgence du changement. Nous sommes devant un défi majeur, celui de construire le développement de l'Economie Sociale et Solidaire pour l'avenir et de la positionner comme une alternative à l'économie libérale. Alternative étant prise ici au sens d'une autre manière d'entreprendre, de concevoir l'économie, la relation humaine et l'avenir de la planète. Cela doit naturellement conduire les associations, les mutuelles, les coopératives, les fondations à constamment s'interroger sur les réalités du lien entre leurs pratiques effectives et les principes et valeurs de l'Economie Sociale et Solidaire, ce qui renforce sa cohérence dans un contexte de grande mutation et lui permet de se présenter comme un espace autonome de projet sociétal et politique.

Le projet politique de l'ESS : comment est t'il réinterrogé, compte tenu de la situation de crise en tant qu'alternative ? En quoi l'ESS apporte t'elle des réponses différentes à la crise ? Quels sont ses atouts ? Quelles réponses entrepreneuriales ? Sur quelles ressources s'appuie-t'elle ? Y-a t'il des projets spécifiques par secteur, par famille ? Les singularités ? Les convergences, le socle commun.
Les outils de gestion dans la mise en oeuvre du projet alternatif. En quoi ces outils de gestion produisent-t'ils des effets différents ? Quelle stratégie pour aider à construire le développement de l'ESS et la positionner comme une force de transformation de la société ? Les projections à partir de la réalité et du vécu des acteurs....
Organisation : CRES Bretagne - Inscription : fhurson@cres-bretagne.org


vendredi 1 octobre 2010

Le documentaire "Water Makes Money" - Penaos an arc'hant zo great gant... an dour ?


Après avoir vu ce film documentaire de Leslie Franke et Herdolor Lorenz qui dénonce le rapport entre l'argent et l'eau et qui nous explique comment des multinationales nous vendent à prix fort un bien commun, notre eau, j'ai un sentiment de dégoût face à la corruption,  claire comme de l'eau de roche, entre politique et certaines entreprises privées mais aussi d'espoir à la vue du courage de ces réalisateurs.
Ce documentaire est à voir et à faire voir aux élus locaux.

Extrait de la présentation du film :

"Jusqu´à aujourd´hui l´approvisionnement en eau dans le monde entier, est à 80% encore public. L´eau potable et l´assainissement sont toujours un monopole local. Nulle part au monde ne circulent dans les mêmes tuyaux, des eaux distinctes, de fournisseurs concurrents. Un marché est impensable. Qui privatise malgré tout ce service vital, remplace un monopole public par un monopole privé.
Pourtant c´est exactement ce qui se passe actuellement, partout dans le monde, au nom de la concurrence et du marché, lorsque des multinationales de l´eau comme Veolia et Suez, frappent à la porte de communes à court d´argent. Veolia, multinationale  née en 2003, à la suite du plus important crash financier de l´histoire en  France, celui de Vivendi Universal, - Veolia donc est présente dans au moins 69 pays sur les cinq continents et en cela le numéro un incontesté de la gestion privée de l´eau. En Allemagne, la multinationale française a réussi, par des participations dans les services des eaux de plus de 450 communes, à prendre la première place dans l´approvisionnement  en eau potable et le traitement des eaux usées. Les multinationales françaises annoncent tous les jours de nouvelles conquêtes. Ils promettent l´efficacité, des financements avantageux et le développement durable. Cependant, chez eux, en France, on leur fait de moins en moins confiance….

C´est précisément là où Veolia et Suez fournissent l´eau de 8 citoyens sur 10, que de nombreuses communes veulent se débarrasser des deux entreprises, l´opacité, la mauvaise qualité de l´eau, une augmentation continue des prix et l´abus de leur situation de monopole, voilà les reproches qu´on leur fait. Les communes ont du mal à contrôler si les prix facturés correspondent bien au travail effectué. Est-ce que les milliards de redevances payés pour la réparation des tuyaux ont bien été utilisés à cet effet ?  L´argent de l´eau des communes françaises n´a-t-il pas financé l´expansion mondiale de Suez et de Veolia ?

À Paris, au cœur de leur  pouvoir, les géants de l´eau ont déjà une plaie dangereuse. La capitale et plus de cent communes françaises ont décidé de reprendre le contrôle de ce service vital. À la fin de cette année Veolia et Suez devront faire leurs valises à Paris. La gestion de l´eau redeviendra communale ! "

Au moment même où je regardais ce documentaire à Lanniliz , Vendredi 24 Septembre, le conseil municipal  socialiste de Quimper votait pour la gestion de l'eau par Véolia en concertation avec les élus de droite tandis que, seul les 13 élus de  Kemper l'Écologie à Gauche votaient contre !
Affligeant...


La route des algonautes - Hent ar bezhin dre ar bed


Anne-Gaëlle Jacquin est une fille du Cap Sizun, instruite et motivée ! Après avoir passé son doctorat de biologie marine, elle a décidé de partir à travers le monde comprendre comment les algues sont étudié et comment elles pourraient servir pour un monde meilleur.

Ses pérégrinations seront relaté sous forme de vidéos, carnet de voyage, photos par le site internet dont vous pouvez avoir accès en tapant sur le titre de ce message.

Une aventure formidable suivie par les scientifiques du pôle Mer de Brest.

Elle part le 5 Octobre et commence par  l'Inde !

Bon voyage Anne-Gaëlle et rapporte nous plein d'idées et des modes de coopération à travers les algues avec les peuples maritimes du monde entier ! Une internationale du goémon en quelque sorte !

vendredi 24 septembre 2010

Sauvons les abeilles de Bretagne - Doujañs gwenan Breizh

Avec mes collègues d'Europe Ecologie et de l'UDB nous avons rencontré mercredi le syndicat des apiculteurs professionnels de Bretagne (cliquer sur le titre du message pour accéder à leur site). Les signes de santé des abeilles sont des bons indicateurs de l'état écologique de notre pays. Et les indices sont... catastrophiques, au grand désespoir des apiculteurs Bretons ! "La mortalité des abeilles est de 30 à 40 % du cheptel par an, parfois 70 à 90 %  alors qu'il y-a 20 ans elle était de 5  %,  la perte de revenu est nette, le seuil devient dramatique pour pouvoir reconstituer son cheptel" déplore José Nadan, président du syndicat. Les causes de cette catastrophe ? Elles sont connues : les pesticides et herbicides qui polluent en profondeur les végétaux. Dès l'apparition du Gaucho (dont  la molécule insecticide -imidaclopride et néonicotinoïde-est la plus utilisée au monde !) et du Régent  en 1995 l'augmentation de la mortalité des abeilles a été immédiate et, aujourd'hui, même si il n'y-a plus de pulvérisateurs c'est pire car, comme pour le maïs Cruiser -dont cyniquement il est bien indiqué la toxicité pour les abeilles sur l'emballage- le traitement enrobe la graine qui fait exploser un cocktail détonant lors de la floraison. Ce pollen va être consommé sur plusieurs mois et provoque de vrais cancers sur les population d'abeilles (et sur nous ?). Durée de vie d'une reine divisée par 2 en 10 ans, chute de la fertilité importante., désorientation des abeilles... les effets sont tous alarmistes. Conséquence sur la production de miel : elle a été divisé par 2 en 20 ans , la Bretagne qui importait 5 % de son miel il y a 30 ans importe aujourd'hui plus de 50 % !

Les recherches de l'Inra confirment cette hécatombe mais il manque encore des études plus fines pour en connaître exactement les causes.

Nous, élu-e-s régionaux et citoyens écologistes, que pouvons nous faire face à cette catastrophe ?

Pour commencer, nous avons décidé, ensemble,  de porter ce débat essentiel pour en faire un vrai débat public dans la société bretonne. Nous interpellerons à la prochaine plénière, Jean Yves Le Drian sur ce sujet qui touche à la biodiversité, la santé humaine et l'agriculture. L'impact des pesticides systémiques sur les populations d'abeilles doit être mieux mesuré, les jeunes agriculteurs doivent mieux se former dans les écoles pour comprendre le rôle des abeilles dans la pollenisation (pourquoi pas une ruche par école d'agriculture ?), le croisement des recherches entre la mortalité des huîtres et des abeilles doit être faites, car l'origine semble les même. En parallèle, il faut que la région soutienne mieux cette filière qui subit de vrais préjudices économiques.

C'est un dossier extrêmement sensible car il touche au pouvoir de l'agro-business et son influence est considérable. La réalité est là. Nos concitoyens et le parti majoritaire du Conseil Régional entendrons t' ils les cris de douleur des abeilles et les conséquences importantes de la pollution agro-chimique sur notre santé et l'écosystème ?

A suivre...



dimanche 19 septembre 2010

Algues vertes et agriculture en Bretagne - Diwar-benn al labour-douar hag ar bezhin glandour


J'étais Dimanche 19 Septembre sur la plage de Saint Anne la Palud en Plonévez-Porzay pour un drôle de pardon puisque les voeux de cette manifestation étaient de demander une vraie politique de reconquête de l'eau et d'accentuer les politiques publiques sur le préventif (et non pas uniquement le curatif : a quoi cela sert de ramasser ces algues qui sont la conséquence direct des rejets des élevages industriels de porcs, si on ne résout pas le problème à la source ? !).

L'incontournable clown Jean Kergrist a réussi à transmettre l' inquiétude des Bretons après que le scientifique de l'Ifremer Jean Yves Piriou ait fait un point sur les recherches.
Jean Hascoët, la personne  a l'origine de la manifestation avec son association, avait des paroles sages et raisonnées pour trouver des solutions et permettre une évolution de l'agriculture. Car chacun sait en effet que l'agriculture productiviste intensive est à bout de souffle en Bretagne. Qu'elle ne créer pas d'emplois et pollue sols et sous-sols de Bretagne. Soutenu par un lobby porté par  l'agro-business, ce modèle fait souffrir les paysans, les rend dépendant. Et ce lobby est puissant. Il était visible, bien présent cet après midi sur la colline surplombant la grève. Derrière des messages mêlant Bretagne, solidarité, unité... se cache du corporatisme, des intérêts privés et beaucoup de violence parfois.

Quand au parti socialiste et Jean Yves Le Drian, il vient d'accorder une subvention de 650 000 €  à la Cooperl (sous les applaudissement de l'UMP et en particulier du député "porçin" Marc Le Fur) alors que cette grosse coopérative -qui a perdu depuis longtemps ses valeurs d'origine- fait des excédents de plusieurs millions.
(photo : Françis Talec)

Pour se faire entendre et faire avançer le droit, Europe écologie Bretagne va déposer un recours auprès de l'Union Européenne contre l' Etat français pour ses "manquements" dans la gestion des algues vertes, notamment l'absence de mesures préventives. Dans le plan lancé cette année par le gouvernement français pour lutter contre les algues vertes, "il y a des aspects curatifs de ramassage et de traitement des algues mais sur le plan préventif, on continue à différer" et "les 70.000 tonnes annuelles de nitrates continuent à aller à la mer"  estime ma collègue à la région Janick Moriceau lors de la conférence de presse.  En attendant qu'Europe écologie ait une structure juridique pour déposer ce recours, ce seront les Verts et l'Union démocratique bretonne (UDB), ainsi que l'association environnementale Sauvegarde du Trégor, qui vont s'en occuper.

Nous réclamons le respect des traités européens et le principe de bonne administration des moyens publics. Certaines aides,  notamment certaines aides de la Politique agricole commune (PAC), sont mal orientées. "Les nitrates représentent trois quarts de la pollution des eaux, et des fonds européens servent à créer ces pollutions" estime Mona Bras, porte-parole de l'UDB et conseillère régionale EEB. Et on autorise encore des extensions d'élevages, la réalité de terrain c'est que les concentrations porcines continuent.

Dès lors que le recours est introduit tout citoyen ou personne morale peut se joindre au recours ! Pour ser faire, voir dans les liens à droite, le blog des élu-e-s Europe Ecologie Bretagne/Breizh

lundi 13 septembre 2010

A Domicile à Guissény - D'ar Gêr e Gwiseni


J'ai inauguré Samedi dernier le festival A Domicile à Guissény. Ce festival consacré à la danse contemporaine -mais pas seulement- héberge des artistes chez l'habitant en création-résidence. 
In situ ceux ci  s'imprègnent des lieux, de la culture locale, de l'environnement et créer des oeuvres qui peuvent mélanger chorégraphie, musique, art plastique.... généralement avec les habitants de Guissény et des alentours. Ce qui donne des choses assez surprenantes comme vous pouvez l'imaginer !

J'avais ainsi assisté, il y-a 4 ans, lors de la première édition à un spectacle qui décomposait la danse round pagan (notre patrimoine à nous passé à la moulinette !) par la chorégraphe Cécile Borne . C'était vraiment original et décapant (voir photo ci dessus).
Cette démarche artistique permet un effet miroir  sur sa propre culture, sa condition, son environnement avec, en plus, la construction de passerelles vers des formes artistiques qui restent très rares en milieu rural.

Michael Phelippeau en est le directeur artistique cette année et l'association arrive à mobiliser des gens de tous âge travaillant sur des performances inattendues.

Petit bémol : dommage que lors de la présentation, samedi matin, les organisateurs et élus locaux qui sont tous d'excellents bretonnants n'arrivent pas à sortir un traître de mot de notre langue dans leur discours. Sur la communication non plus d'ailleurs, hep brezhoneg eo !...  On ne parle que français à Guissény ? !
J'ai pour ma part prouvé le contraire dans mes quelques mots.
Peogwir, amañ, e Leon (doun !) ar brezhoneg chom beo hag.... ivez e-barzh dañs a-vremañ.

vendredi 3 septembre 2010

Gavrinis et les Aborigènes



Je suis passé sur l'île de Gavrinis dans le golfe du Morbihan cet été et, comme pour la première fois, je suis encore sorti très ému de ce cairn construit sans doute il y-a près de 6000 ans !

Cette véritable "galerie d'art" néolithique où il faut baisser la tête pour  rentrer puis, découvrir ce gouffre pour admirer ces oeuvres de  lointains ancêtres me touche énormément.
Dans la pénombre, avec le reflet de la mer comme unique entrée lumineuse, ces courbes sans cesse répétées provoquent chez moi un sentiment troublé qui mélange la mort à la naissance, la fécondité et la disparition.

Quelle déception par contre de voir de grands panneaux blancs extérieurs qui gâchent le paysage de mer. Il y-a aujourd'hui tellement de possibilité d'intégration au paysage, au sol par exemple. En bateau, entre l'île d'Er Lannig et ses deux cromlec'h et Gravinis, on pourrait être totalement présent dans ce site sacré si il n'y avait ces parasites modernes. Une bien mauvaise idée du conseil général du Morbihan !

Quelque semaines après j'ai été visiter la dernière exposition de l'Abbaye de Daoulas qui met en perspective l'art des pôles, entre peuples Inuit et Aborigène d'Australie. Et là, au détour d'un mur, j'ai retrouvé les formes de Gavrinis avec le tableau de Ningura Napurrula (Kintore - Australie) qui s'est inspiré du site de la fertilité nommé Wirrulnga dans le désert de Gibson (voir photos de Gavrinis plus haut et du tableau ci dessous).


Au vu de la similitude frappante, n'y avait t' il pas là un parallèle à faire ?

Le début de l'exposition de Daoulas  fait le lien avec l'identité ouverte de la Bretagne au son des gwerzioù (complaintes) chantées par  Eric Marchand mais, après... plus rien sur le peuple breton dans cette exposition bilingue français/anglais. Pas de breton dans les documents ni dans l'exposition ; comme si on prenait en considération les revendications des peuples minoritaires d'ailleurs et que notre propre culture était effacée ou évoquée de manière anecdotique.

L'expo de Daoulas visible jusqu'à fin Novembre reste  remarquable par la qualité des oeuvres présentées et les textes pédagogiques qui permettent de mettre en  perspective la création culturelle ancienne et contemporaine de ces peuples habitants les deux côtés de la planète, et qui, pour elle deux, possèdent une spiritualité et un rapport à l'espace complexe.

En savoir plus :

Expo Daoulas faite avec le musée des Confluences de Lyon :
http://www.museedesconfluences.fr/musee/expositions/hors_les_murs/grand_nord_grand_sud/index.php

Gavrinis
www.gavrinis.info

lundi 26 juillet 2010

Le calvaire de Trézien sur Plouarzel - Ar c'halvar Trezien e Plouarzel

La municipalité de Plouarzel a décidé de déplacer le calvaire de Trézien de 5 mètres ce qui provoque colère et incompréhension des habitants.
Originaire de la commune je suis trés sensible à cette affaire qui est bien plus importante qu'on ne peut l'imaginer. Elle démontre combien les élus d'aujourd'hui peuvent avoir perdu la connaissance empirique des générations précédentes qui ont parsemés notre territoire de croix, fontaines, calvaires, églises et chapelles. Il faut savoir que certaines croix datent probablement de l'origine des l'arrivée des Bretons en Armorique et de la construction des paroisses primitives bretonnes (plus de 1500 ans !) comme Plouarzel qui est l'une des communes possédant le plus de croix dans le département. Responsables de ce patrimoine, nos contemporains doivent rester humbles devant cet héritage séculaire que l'on se doit de respecter. En effet, dans ces constructions qui ont réussi à perdurer jusqu'à nous, rien n'a été fait au hasard. Un calvaire n'est pas un tas de cailloux que l'on peut déplacer sans vergogne même pour les meilleures raisons. Il porte en lui du sens et pas uniquement religieux. Sa place, son orientation ne sont pas le résultat du hasard. Le déplacer c'est le rendre hors-sol, le détacher d'un choix, fait il y-a près de 3 siècles à Trézien. Hélas, à Plouarzel comme ailleurs, il est malheureux de constater que nombre de croix sont déjà déplacées n'importe comment et perdent souvent leur orientation est/ouest symbolique d'origine.
Le tollé salutaire sur ce déplacement provoqué par les habitants de Trézien pour garder leur calvaire là où il a toujours été, démontre une prise de conscience ; espérons que les élus locaux auront la sagesse de les entendre et de revenir sur leur décision.