vendredi 26 novembre 2010

La langue bretonne vaut plus qu'une guerre des égos !

 
Communiqué de presse  
Vendredi 26 novembre 2010  
La langue bretonne vaut plus qu'une guerre des égos !

Samedi 27 novembre, la Bretagne accueille pour la première fois, à Lorient, la septième édition du Liet International, concours de chansons en langues minoritaires européennes. Lors de cette manifestation, soutenue par le Conseil de l'Europe et le Conseil Régional de Bretagne, vingt et une langues minoritaires de toute l'Europe, de la Galice à la Russie, des îles Féroé à Chypre, seront représentées. Nous nous félicitons de la tenue de cet événement en Bretagne qui nous rappelle à quel point l'Europe est riche de ses différences.  Cet événement aurait pu être l'occasion de nous réjouir d'avancées importantes dans la préservation et le développement des langues régionales suite à l'initiative de plusieurs député-e-s, de gauche comme de droite, de déposer communément un projet de loi en faveur de la reconnaissance des langues minoritaires en France. 

La France, qui sur le plan international s'est érigée en défenseure de la diversité, continue pourtant de nier la pluralité linguistique et culturelle des peuples qui vivent à l'intérieur de ses frontières. Les langues minoritaires, telles les langues de Bretagne, le breton ou le gallo, n'ont aucun statut légal. Nicolas Sarkozy avait promis durant sa campagne présidentielle un projet de loi sur les langues régionales. Nous l'attendons toujours. Dans ce contexte, le projet de loi rédigé par plusieurs député-e-s constituait un progrès considérable. L'illusion ne fut malheureusement que de courte durée et l'unité affichée par les grands partis majoritaires, PS et UMP, a vite été rompue par les intérêts politiciens.  

Ce nouvel échec, qui n'aura fait que ternir un peu plus l'image de la classe politique française, nous rappelle qu'il est urgent de renouveler les institutions démocratiques de notre pays. Il est grand temps qu'une plus large autonomie en matière de politiques linguistiques et culturelles soit confiée à nos régions pour qu'enfin toutes les langues de France aient une reconnaissance officielle. 

Guy Hascoët, président du groupe Europe Écologie – Les Verts au Conseil régional de Bretagne
Yannik Bigouin, conseiller régional Europe Écologie – Les Verts
Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée Les Verts / ALE

lundi 22 novembre 2010

Recours en manquement auprès de la Commission Européenne Plainte citoyenne auprès de la Commission européenne


Depuis plusieurs décennies, des milliers de tonnes d'algues vertes viennent s'échouer sur les plages bretonnes. Ces algues, qui accumulées peuvent s'avérer mortelles, ne sont que la partie visible des nombreuses atteintes de notre environnent, et plus particulièrement du milieu marin.

Ces graves atteintes à l'environnement empêchent un développement durable et solidaire de la Bretagne. En effet, cette situation pénalise toute l’économie littorale, qu’il s’agisse de la pêche, de l’ostréiculture ou du tourisme. Elle pénalise de même les collectivités locales qui ont à charge les coûts importants de collecte et de ramassage.

Ces atteintes à l'environnement sont la conséquence du non respect par l'État de la législation Européenne, comme l'a affirmée la Cour Administrative d'Appel de Nantes qui l’a condamné, le 1er décembre 2009, pour sa responsabilité dans la prolifération des algues vertes en Bretagne. Suite à cet arrêt, l'État aurait du agir pour que cessent les pollutions. Il n'en est rien. Le plan « Algues Vertes » mis en œuvre au début de l'année 2010 se concentre essentiellement sur le ramassage des déchets et non sur les causes des pollutions.

En refusant de mettre en œuvre des mesures efficaces, l'État va à l'encontre des objectifs de l'Union Européenne.

Face à cette situation, Europe Écologie – Les Verts Bretagne et l'Union Démocratique Bretonne, soutenue par des associations, telle Sauvegarde du Trégor, et des citoyen-ne-s de Bretagne, ont déposé auprès de la Commission Européenne un recours pour faire cesser rapidement les nombreuses carences des autorités françaises en matière de restauration et de préservation du milieu marin, en obligeant la France à respecter ses engagements européens.

Aujourd'hui vous pouvez vous aussi agir !
En vous associant en tant que citoyen-ne, association ou collectivité, à la plainte déposée contre les manquements de l'État auprès de la Commission Européenne.








dimanche 21 novembre 2010

Brennilis, opacité et nucléaire font toujours bon ménage

Communiqué de presse - Vendredi 19 novembre 2010

Brennilis, opacité et nucléaire font toujours bon ménage

Les élu-e-s Europe Écologie -Les Verts au Conseil régional de Bretagne
apportent leur soutien aux  7 associations* qui viennent de démissionner du
collège écologiste de la Commission Locale d'Information/CLI, présidée par
Pierre Maille, président du Conseil Général du Finistère, estimant en effet
qu'il n'y a aucune volonté de la part de ce dernier pour faire la lumière
sur la contamination du site de Brennilis avant une reprise du
démantèlement.

En décembre 2009, Guy Hascoët, actuel président du groupe des élu-e-s Europe
Écologie-Les Verts au Conseil régional de Bretagne avait déjà regretté que
la CLI donne un avis favorable à l'enquête publique en vue du démantèlement
accéléré du cour de la centrale de Brennilis, bien qu'elle ait adressé un
constat critique quant aux carences du dossier. « Il est indispensable que
les collectivités locales puissent disposer d'un suivi indépendant de
l'ensemble du projet de démantèlement », avait-il alors déclaré.

Les élu-e-s Europe Écologie -Les Verts au Conseil régional de Bretagne
réaffirment la nécessité d'une expertise indépendante et s'étonnent du fait
 qu'il n'y ait pas d'appel d'offre avec un cahier des charges validé par
l'ensemble des membres de la CLI. Ils invitent le président de la CLI à se
montrer plus critique vis à vis de la volonté d'EDF de hâter le
démantèlement et à s'inscrire en garant de l'intérêt public, dans un souci
de concertation et de dialogue, ainsi que le recommande l'Agenda 21 mis en
place par le département.

Parce que le démantèlement d'un tel site ne doit pas se faire dans la
précipitation, au risque de mettre en danger la sécurité des personnes et de
l'environnement, il convient par-dessus tout d'appliquer le principe de
précaution.

Janick Moriceau et Yannik Bigouin, 
conseillers régionaux Europe Écologie - Les Verts
Le groupe local Europe Ecologie - Les Verts du Pays de Morlaix

mardi 16 novembre 2010

Lettre ouverte "Pour une école de musique intercommunale, démocratique et accessible à tous dans le pays des Abers-côte des légendes"

Les écoles de musique de Plouguerneau, Lesneven, Lannilis, Guissény et Plabennec souhaitent s'associer pour permettre une offre commune d'apprentissage de la musique sur le territoire des deux communautés de communes. C'est une bonne chose et je tiens à féliciter les élus de ces communes de chercher le bien commun, la coopération et la mutualisation pour le développement structuré de ce champ de la culture. Pour se faire, ils ont commandé à l'agence de développement du pays des Abers-côte des légendes une étude afin de trouver les solutions juridiques et techniques pour mener à bien la possibilité de la création d'un EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle). Le scénario qui est présenté actuellement pose un certains nombre de questions :

    - Il n'y-a pas d'alternative proposée à ce statut d'EPCC considéré par les élus locaux comme la forme juridique la plus adaptée alors qu'il reste très lourd administrativement. L'agence de développement aurait dû faire un comparatif d'autres statuts permettant une coopération plus ouverte et en développant par des simulations les atouts et contraintes de chacun. Par exemple, elle aurait pu intégrer la possibilité d'une Société Coopérative d'Intérêt Collective qui permet d'associer de manière égalitaire, en plus des collectivités, usagers et salariés. Dans un EPCC, le pouvoir reste quasi-entièrement entre les mains des élus ; salariés et usagers n'y-ont qu'une place anecdotique. Cela pose problème alors que ce sont les citoyens, souvent en associations, qui sont généralement à l'origine des ces écoles et des dynamiques culturelle. L'agence aurait également dû consulter les usagers avant de proposer un schéma déjà écrit : idées et critiques constructives se trouvent dans l'éxpérience de chaque citoyen et quand on lui donne les moyens de participer à la construction d'un projet, cela permet de l'étayer mieux encore.

    - Même si un tarif dégressif sur la base d'un quotient familial est prévu, les usagers vont payer plus cher (400€/adulte contre 225€/adulte actuellement à Plouguerneau ). Il me semble important de rechercher l'accès à la culture pour toutes les bourses et ne pas dépasser les prix actuels. Quant aux usagers habitants dans les communes qui font le choix ne de pas intégrer l'EPCC, la stratégie est celle de la recherche de l'abandon de ceux-ci puisque le prix deviendra à terme tellement cher que les cours de musique ne seront accessibles que pour les plus riches. Est-ce vraiment acceptable de discriminer par l'argent sur un même territoire communautaire les usagers de ces communes suite au refus de leurs conseillers municipaux d'adhérer à ce projet ?

    Enfin, il est prévu que chaque communauté de communes participe chacune à hauteur de 15 000 €/an pour un budget qui va froler les 500 000 € (soit seulement 3 %). On voit bien là une grande frilosité pour soutenir la culture. Pourtant la CCPA était prête, par exemple, à donner quatre fois plus pour accueillir le départ d'une étape du tour de France l'année prochaine et elle a financé des projets lourds tel que le port de l'Aber wrac'h.

    Il est important de structurer de manière pérenne les outils de développement de la culture, bien loin de la "culture évènementielle de spectacle", car, si chacun sait que l'accès à la musique, à la peinture, aux livres, aux patrimoines ou au théâtre est source d'épanouissement, d'ouverture et de mieux vivre pour nos concitoyens, ces secteurs sont aussi des lieux de créations d'emplois non négligeables. Gageons que les élu-e-s des communautés de communes des Abers et de Lesneven-côte des légendes sauront s'en rendre compte et se donner les moyens pour que ce projet innovant d'école de musique intercommunale devienne encore plus partagé.

    lundi 1 novembre 2010

    Festival du livre de Morlaix et de Carhaix - Gouel al levrioù Montroulez ha Karaez

    J'étais Samedi 23 Octobre puis Samedi 30 Octobre présent  à 2 festivals du livre, différents et complémentaires mais importants à la Bretagne.

    Celui de Morlaix, Multiple,  montre la petite édition d'artistes de toute la France. Editions à petits tirages, livres-objets, livres vidéo, livres sous toute ses formes et parfois les plus originales... Derrière ces ouvrages se trouvent surtout des gens passionnés qui ne souhaitent que partager leur art. Et l'association Carnet de bord ne manque pas d'idées pour se faire. Elle multiplie durant deux week-end les possibilités de découvertes des livres et des artistes sous toute les formes : ateliers, exposition, formation, conférence, débat, forum, lecture publique... sur l'ensemble  du pays de Morlaix comme à Plounéour Ménez avec la formidable maison d'édition Isabelle Sauvage.

    Samedi 30 Octobre, c'était l'inauguration du 21ème festival du livre en Bretagne à Carhaix qui m'a encore plus convaincu qu'il se passe vraiment quelque chose en Bretagne autour du livre. Je n'y étais pas passé depuis plusieurs années. L'évolution est vraiment positive. Quel plaisir ce festival !.... Une bonne partie des éditeurs Bretons sont là à présenter leur dernière production. La langue bretonne s'entend partout, entre éditeurs, entre public et éditeurs, dans les ateliers pour les enfants. Ur yezh beo, plijus kenan eo d'a sellet ! Le discours bilingue d'Angèle Jacq, la présidente du festival pour cette année,  était engagé, fort. L'Etat, malheureusement absent alors qu'il était bien présent par la Drac le week end précédent à Morlaix, n'a pu entendre que, pour elle, les Bretons feront sans Paris pour avancer et transmettre leur histoire et leur culture. Jean Michel Le Boulanger (vice président à la culture de la région Bretagne) a ensuite  insisté sur  la lenteur du temps que représente le livre alors que nous vivons tous à l'heure du zapping. Enfin, Christian Troadec (maire de Carhaix), après avoir décoré plusieurs personnes d'un brin de genêt afin de se souvenir des Bretons morts durant la première guerre mondiale a aussi insisté sur ce Kreizh Breizh, centre Bretagne, qui avance par la culture et en particulier avec la locomotive du  festival des Vielles Charrues. Quand on sait  que ce territoire était condamné à dépérir par beaucoup il y-a encore peu de temps, quel chemin de parcouru !

    lundi 25 octobre 2010

    La semaine des Finances solidaires du 3 au 10 novembre dans tout le Finistère

    SEMAINE de la FINANCE SOLIDAIRE EN FINISTERE 
    du 3 au 10 novembre 2010

    Initiée par l’association Finansol et organisée avec le soutien actif des collectivités territoriales, des établissements financiers et des acteurs majeurs des finances solidaires en France, la Semaine de la Finance Solidaire se tiendra du 3 au 10 Novembre dans toute la France. Secteur de plus en plus dynamique, l’épargne solidaire se caractérise par le choix de l’épargnant de placer et
    mobiliser son argent au bénéfice d’activités ayant une utilité sociale et qui trouvent difficilement un soutien auprès des circuits financiers classiques. Avec le soutien de l’antenne Finistère de la Chambre Régionale de l’Economie Sociale, la semaine se décline en table ronde, débats, portes ouvertes… permettant à tous les publics d’y trouver leurs comptes. Avec le soutien de Brest Métropole Océane et des pôles de développement de l’économie sociale et solidaire des pays de Brest, Morlaix et Cornouaille.
    Projection du Film « Entre nos mains »
    En partenariat avec le réseau des cinémas Cinéphare la tournée du film « Entre nos mains » de Mariana Oterro qui raconte la création d’une SCOP donnera lieu à des débats sur l’économie sociale et les soutiens financiers où des rencontres avec la réalisatrice dans certains cinémas du
    Finistère
    - Mercredi 3 Novembre 20 h 30 - St Renan – Suivi d’un débat.
    (Le Bretagne)
    - Vendredi 5 Novembre 20 h 00 - Moélan/mer – Suivi d’un débat.
    (Le Kerfany)
    - Mardi 9 Novembre 20 h 00 - Morlaix – suivi d’un débat.
    (La Salamandre)
    - Mercredi 10 Novembre 20 h 30 - Douarnenez – en présence de la
    réalisatrice
    (Le Club)
    - Jeudi 11 Novembre 15 h 00 – Quimperlé – En présence de la
    réalisatrice (La Bobine)
    - Jeudi 11 Novembre 20 h 30 - Concarneau – en présence de la
    réalisatrice (Le Celtic)


    Mercredi 3 Novembre - 14 h à 17 h - Porte ouverte « Autour du Microcrédit »
    Adess pays de Morlaix, 10, rue de la Tannerie
    Plourin-lès-Morlaix
    L'activité de microcrédit consiste généralement en l'attribution
    de prêts de faible montant à ceux qui ne peuvent accéder aux
    prêts bancaires classiques. Des structures pourront vous
    accueillir pour répondre à vos questions sur le sujet.
    18 h - « Fricsol : le jeu où l’on gagne à être solidaire »
    Initiation à ce jeu qui permet aux joueurs de se mettre dans la peau de
    créateurs d'entreprises et de financeurs pour expérimenter de manière
    ludique les enjeux de solidarités et le sens donner à la notion d'argent.
    Lok’all, 1 rue du pont Coz - Ploujean
    Inscription conseillée au 09 81 71 87 49

    Jeudi 4 Novembre -  L’association « Entreprendre au féminin » ouvre ses portes
    sur 2 jours (jeudi et Vendredi) aux… hommes porteurs de projets d’entreprise
    Ecopôle de Daoulas – Vern ar Piquet
    10 h /12 h - 14 h /17 h - Renseignement : 02.98.25.89.88 ou 02 98 17 00 62

    Vendredi 5 Novembre - Petit déjeuner sur le micro crédit
    Caisse d’Epargne - Brest
    9 h - Inscription : 02 98 00 50 61 (places limitées)

    Lundi 8 Novembre - 17 h 15 - Table ronde
    Ecole Supérieure de Commerce, 2 rue de Provence, Brest
    "Comment les femmes entreprennent et avec quels moyens ? Vers l'invention de nouveaux modèles économiques ?"

    Mardi 9 Novembre - Conférence - Débat
     Ecole de Management Bretagne Atlantique
    (Ex Isuga)
    Creac’h gwen, 1 avenue plage des gueux, Quimper
    Exposition sur l’économie sociale toute la semaine
    A partir de 14 h, animation autour du jeu Fricsol
    18 h
    Soirée projection-débat sur le thème : « Promouvoir les innovations solidaires au sein des structures de l’E.S.S. » - Présentations de 3 réalisations innovantes soutenues par des financements solidaires innovantes avec projection de films

    Mardi 9 Novembre
    Débat - Mairie de Plabennec
    18 h - « Quelles solutions pour favoriser l’installation des jeunes agriculteurs ? »

    Mercredi 10 Novembre
    9 h - 12 h / 14 h- 18 h - Porte ouverte
    ADIE et AB Services créations - 1 rue Louis Pidoux, Brest

    Organisateurs de la semaine
    de l’épargne solidaire FINANSOL en Finistère Association pour le Droit à l’Initiative Economique (ADIE), COFIDES Nord Sud, Bretagne Capital Solidaire, Bretagne Développement Initiative, Garrigue, Les Cigales, Caisses d’Epargne Bretagne-Pays de Loire, La Nef, Union Régionale des SCOP de l’Ouest, Terre de liens, Crédit Coopératif, Arkéa-Crédit Mutuel de Bretagne, AB Servicescréations, Entreprendre au féminin Bretagne, Coopérative d’Activité et d’emplois Chrysalide, Association de développement de l’économie sociale et solidaire (Adess) des pays de Brest, Morlaix et Cornouaille.

    Coordination : CRES (antenne du Finistère).06 32 98 81 86
    www.eco-sol-brest.net - www.cres-bretagne.org et
    Le programme complet du mois de l’économie sociale et solidaire
    http://www.lemois-ess.org/accueil 
    Les manifestations sont gratuites et ouvertes à tous exceptées l’entrée des projections du film.

    Plénière du conseil régional les 21 et 22 Octobre - Emvod vras ar rann-vro e Raozhon

    Les 21 et 22 Octobre, l'assemblée plénière s'est réunit à Rennes. Des dossiers importants étaient présentés : le fameux triskell électrique avec, à la clé, une usine à gaz en prévision à Guipavas, la création d'éoliennes off-shore en baie de St Brieuc, le soutien à l'installation de l'aéroport ND des Landes, l'aide à la filière ostréicole en crise...

    Je suis intervenu pour ma part sur le soutien qu'apporte la région à la mise en place du Wimax et les conséquences néfastes pour la santé. Nous avons voté contre ce rajout  financier (de 900 000 €) mis  en décision modificative. Par contre j'ai soutenu avec enthousiaste les relations avec la grande-Bretagne et les champs de coopération à ouvrir.

    La grande surprise est venue alors que nous avions demandé un vote secret pour le vote sur l'aéroport ND des Landes, du résultat de ce vote. En effet, la majorité régionale (PS, PC, Bretagne Ecologie) dispose de 52 conseillers régionaux, l'UMP de 19 et nous sommes 11 (7 Europe Ecologie et 4 UDB qui souhaitaient s'abstenir). Ainsi se sont au moins 72 voix qui auraient du s'exprimer en faveur de l'aéroport.  Or, le résultat est tout autre : 34 voix se sont en effet élevées contre ce projet, 2 conseiller-e-s régionaux se sont abstenu-e-s et 47 ont voté les financements en faveur de ce projet. Au final, 45% des conseillers régionaux ont refusé d'approuver la création de cette plate-forme aéroportuaire inutile. Il n'aura manqué que 6 voix pour que la Région Bretagne ne puisse engager les financements sur ce projet, freinant ainsi sa mise en œuvre.

    Leçons à retenir :
    1) Quand on donne la possibilité aux élus de se positionner vraiment sans la menace de leur parti, ils votent vrai
    2) Jean Yves Le Drian ne fait pas consensus dans son groupe (ni à l'UMP d'ailleurs) sur ce dossier et pourtant près de 30 millions d'euros sont engagés...

    dimanche 3 octobre 2010

    Un autre monde économique est possible ! Evit an ekonomiez diseñvel !


    Le lampiste Jérôme Kerviel va payer pour les dérives capitalistes de sa banque employeuse dont il a usé -au delà de la limite- des excès spéculatifs. Bien entendu la Société Générale ne remet pas en cause son fonctionnement et encore moins le monde de spéculation dont elle fait son gras.

    Bien loin de cette cupidité sans nom, un autre système existe avec d'autres valeurs, d'autres manières de faire ! Cette économie n'a pas pour finalité le business a tout prix et la rémunération des actionnaires. Cette économie là est associative, coopérative ou mutualiste et se revendique sociale et solidaire. Elle cherche à mettre  l'homme au centre, pas uniquement le profit. Elle a pour finalité, non pas un pourcentage toujours supérieur de bénéfice chaque année,  mais bien l'épanouissement de chacun dans l'entreprise par la participation, la démocratie, une répartition plus juste des excédents...

    C'est elle qui doit prendre la place pour un monde plus fraternel et plus égalitaire !



    En Novembre de nombreuses manifestations sur cette économie auront lieu dans toute la Bretagne avec des rencontres, formations, débats, portes ouvertes... qui s'annoncent passionnantes.

    Quelques exemples 


    Journées de formation "L'économie sociale et solidaire, une force de transformation sociale et une alternative à l'économie dominante"

    Ses atouts : en quoi ? Comment ? Quelles perspectives 

    Vannes le 9/11, St Brieuc le 16/11 , Brest le 18/11, Rennes le 25/11
    La crise économique, sociale et écologique que nous traversons fait apparaître l'urgence du changement. Nous sommes devant un défi majeur, celui de construire le développement de l'Economie Sociale et Solidaire pour l'avenir et de la positionner comme une alternative à l'économie libérale. Alternative étant prise ici au sens d'une autre manière d'entreprendre, de concevoir l'économie, la relation humaine et l'avenir de la planète. Cela doit naturellement conduire les associations, les mutuelles, les coopératives, les fondations à constamment s'interroger sur les réalités du lien entre leurs pratiques effectives et les principes et valeurs de l'Economie Sociale et Solidaire, ce qui renforce sa cohérence dans un contexte de grande mutation et lui permet de se présenter comme un espace autonome de projet sociétal et politique.

    Le projet politique de l'ESS : comment est t'il réinterrogé, compte tenu de la situation de crise en tant qu'alternative ? En quoi l'ESS apporte t'elle des réponses différentes à la crise ? Quels sont ses atouts ? Quelles réponses entrepreneuriales ? Sur quelles ressources s'appuie-t'elle ? Y-a t'il des projets spécifiques par secteur, par famille ? Les singularités ? Les convergences, le socle commun.
    Les outils de gestion dans la mise en oeuvre du projet alternatif. En quoi ces outils de gestion produisent-t'ils des effets différents ? Quelle stratégie pour aider à construire le développement de l'ESS et la positionner comme une force de transformation de la société ? Les projections à partir de la réalité et du vécu des acteurs....
    Organisation : CRES Bretagne - Inscription : fhurson@cres-bretagne.org


    vendredi 1 octobre 2010

    Le documentaire "Water Makes Money" - Penaos an arc'hant zo great gant... an dour ?


    Après avoir vu ce film documentaire de Leslie Franke et Herdolor Lorenz qui dénonce le rapport entre l'argent et l'eau et qui nous explique comment des multinationales nous vendent à prix fort un bien commun, notre eau, j'ai un sentiment de dégoût face à la corruption,  claire comme de l'eau de roche, entre politique et certaines entreprises privées mais aussi d'espoir à la vue du courage de ces réalisateurs.
    Ce documentaire est à voir et à faire voir aux élus locaux.

    Extrait de la présentation du film :

    "Jusqu´à aujourd´hui l´approvisionnement en eau dans le monde entier, est à 80% encore public. L´eau potable et l´assainissement sont toujours un monopole local. Nulle part au monde ne circulent dans les mêmes tuyaux, des eaux distinctes, de fournisseurs concurrents. Un marché est impensable. Qui privatise malgré tout ce service vital, remplace un monopole public par un monopole privé.
    Pourtant c´est exactement ce qui se passe actuellement, partout dans le monde, au nom de la concurrence et du marché, lorsque des multinationales de l´eau comme Veolia et Suez, frappent à la porte de communes à court d´argent. Veolia, multinationale  née en 2003, à la suite du plus important crash financier de l´histoire en  France, celui de Vivendi Universal, - Veolia donc est présente dans au moins 69 pays sur les cinq continents et en cela le numéro un incontesté de la gestion privée de l´eau. En Allemagne, la multinationale française a réussi, par des participations dans les services des eaux de plus de 450 communes, à prendre la première place dans l´approvisionnement  en eau potable et le traitement des eaux usées. Les multinationales françaises annoncent tous les jours de nouvelles conquêtes. Ils promettent l´efficacité, des financements avantageux et le développement durable. Cependant, chez eux, en France, on leur fait de moins en moins confiance….

    C´est précisément là où Veolia et Suez fournissent l´eau de 8 citoyens sur 10, que de nombreuses communes veulent se débarrasser des deux entreprises, l´opacité, la mauvaise qualité de l´eau, une augmentation continue des prix et l´abus de leur situation de monopole, voilà les reproches qu´on leur fait. Les communes ont du mal à contrôler si les prix facturés correspondent bien au travail effectué. Est-ce que les milliards de redevances payés pour la réparation des tuyaux ont bien été utilisés à cet effet ?  L´argent de l´eau des communes françaises n´a-t-il pas financé l´expansion mondiale de Suez et de Veolia ?

    À Paris, au cœur de leur  pouvoir, les géants de l´eau ont déjà une plaie dangereuse. La capitale et plus de cent communes françaises ont décidé de reprendre le contrôle de ce service vital. À la fin de cette année Veolia et Suez devront faire leurs valises à Paris. La gestion de l´eau redeviendra communale ! "

    Au moment même où je regardais ce documentaire à Lanniliz , Vendredi 24 Septembre, le conseil municipal  socialiste de Quimper votait pour la gestion de l'eau par Véolia en concertation avec les élus de droite tandis que, seul les 13 élus de  Kemper l'Écologie à Gauche votaient contre !
    Affligeant...


    La route des algonautes - Hent ar bezhin dre ar bed


    Anne-Gaëlle Jacquin est une fille du Cap Sizun, instruite et motivée ! Après avoir passé son doctorat de biologie marine, elle a décidé de partir à travers le monde comprendre comment les algues sont étudié et comment elles pourraient servir pour un monde meilleur.

    Ses pérégrinations seront relaté sous forme de vidéos, carnet de voyage, photos par le site internet dont vous pouvez avoir accès en tapant sur le titre de ce message.

    Une aventure formidable suivie par les scientifiques du pôle Mer de Brest.

    Elle part le 5 Octobre et commence par  l'Inde !

    Bon voyage Anne-Gaëlle et rapporte nous plein d'idées et des modes de coopération à travers les algues avec les peuples maritimes du monde entier ! Une internationale du goémon en quelque sorte !